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17/04/2012 03:15 EDT | Actualisé 17/06/2012 05:12 EDT

Investissement Québec a pris plus d'engagements financiers en 2011-12

MONTRÉAL - Investissement Québec a réalisé moins d'interventions dans des entreprises en 2011-12, mais la valeur totale de ses engagements financiers a été plus importante que l'année précédente.

Au cours de l'exercice 2011-12, qui a pris fin le 31 mars, IQ a effectué 1550 interventions, ce qui a amené l'institution à prendre des engagements totalisant 1,55 milliard $ (sous la forme de prêts, de garanties de prêts et d'investissements en capitaux-actions).

En 2010-11, IQ avait réalisé 1899 interventions qui avaient conduit à des investissements totaux de 884 millions $. Il faut ajouter à cela les 357 millions $ investis pendant les 15 derniers mois d'existence de la Société générale de financement (SGF), fusionnée à IQ le 1er avril 2011, pour un total de 1,24 milliard $.

Selon IQ, les engagements financiers pris en 2011-12 ont permis aux entreprises qui en ont bénéficié de réaliser des investissements totalisant 7 milliards $ et de créer ou de sauvegarder quelque 20 000 emplois.

En 2011-12, quelque 150 interventions ont été effectuées à la demande expresse du gouvernement et ont été financées par le Fonds du développement économique, alors que 1400 interventions ont été réalisées directement par IQ. De ces dernières, 40 pour cent visaient à soutenir des projets liés à l'innovation et à la productivité.

De plus, pas moins de 40 pour cent des interventions d'IQ étaient liées au secteur des ressources naturelles en 2011-12, ce qui surpasse l'objectif de 30 pour cent que l'institution s'est fixé dans son plan stratégique 2011-13.

Au cours d'un discours prononcé devant la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, mardi, le pdg d'Investissement Québec, Jacques Daoust, n'a pas communiqué les résultats financiers de l'organisme, qui seront connus plus tard ce printemps. Il a toutefois assuré que IQ avait respecté son mandat, soit de ne coûter «rien au gouvernement».

M. Daoust a par ailleurs indiqué que l'institution réalisait déjà les économies annuelles récurrentes de 15 millions $ qu'elle ne devait atteindre qu'en 2013, dans la foulée de sa fusion avec la SGF.

Avant le regroupement, la SGF comptait une centaine d'employés et Investissement Québec, environ 450. Aujourd'hui, la nouvelle entité emploie 450 personnes. Près de 100 employés et 10 dirigeants ont quitté.

L'harmonisation des conditions de travail et des avantages sociaux des deux groupes de syndiqués a été complétée, mais la question épineuse des salaires n'a pas encore été réglée. Les employés issus de la SGF gagnent davantage que ceux venant de l'ancienne IQ.

Dans son allocution, Jacques Daoust n'a pas commenté l'information publiée mardi dans Le Journal de Montréal selon laquelle Québec a dû gonfler sa dette nette de 205 millions $ pour combler un déficit sous-évalué de 403 millions $ à la SGF.

M. Daoust a refusé de rencontrer les journalistes après sa présentation, invoquant un important rendez-vous avec des ministres à Québec.

Le gouvernement doit donner plus de détails mercredi sur Ressources Québec, une nouvelle filiale d'Investissement Québec qui sera chargée d'administrer la somme de 1,2 milliard $ que le gouvernement veut investir dans des projets miniers au cours des prochaines années.

Investissement Québec a par ailleurs annoncé mardi que Bombardier Produits récréatifs avait remboursé par anticipation le solde des deux prêts totalisant 47,8 millions $ qui avaient été consentis à l'entreprise en 2007 et en 2009. La somme versée en capital, intérêts et redevances s'élève à 60,1 millions $.

La société québécoise Pétrolia (TSXV:PEA) a pour sa part indiqué que IQ comptait investir 10 millions $ dans son capital pour acquérir des actions et des bons de souscriptions échangeables contre des actions.