NOUVELLES
17/04/2012 12:19 EDT | Actualisé 17/06/2012 05:12 EDT

Dix candidats définitivement exclus de la présidentielle égyptienne (agence)

La commission électorale égyptienne a confirmé mardi sa décision d'exclure dix candidats à la présidentielle de mai, écartant définitivement l'ancien vice-président Omar Souleimane et les islamistes Khairat al-Chater et Hazem Abou Ismaïl.

"La commission a rejeté tous les appels présentés par les dix (candidats) écartés", sur 23 personnes ayant fait acte de candidature, a rapporté l'agence officielle Mena.

L'instance était réunie depuis le matin pour examiner les recours des candidats malheureux.

Parmi les candidats restant en lice figurent l'ancien chef de la Ligue arabe Amr Moussa et l'ex-membre des Frères musulmans Abdelmoneim Aboul Foutouh.

La commission électorale avait annoncé samedi avoir écarté les dix hommes en raison d'irrégularités dans leurs dossiers de candidature. Même si la décision était attendue par certains, la nouvelle avait fait l'effet d'une bombe et bouleversé le paysage politique à cinq semaines du premier tour les 23 et 24 mai.

Les Frères musulmans avaient anticipé la décision en présentant un candidat "alternatif", le président du Parti de la Liberté et de la Justice (PLJ) Mohammed Morsi. La confrérie islamiste, première force politique du pays, reste donc dans la course.

Son premier choix, le richissime homme d'affaires Khairat al-Chater, a été écarté en raison d'une loi stipulant que toute personne ayant été condamnée à de la prison doit attendre six ans à partir de la fin de sa peine ou de la date de sa grâce avant de pouvoir retrouver ses droits civiques. M. al-Chater était incarcéré jusqu'en mars 2011.

Omar Souleimane, ancien chef des services secrets, a été disqualifié parce qu'il n'a pas réussi à obtenir le nombre minimum de signatures d'électeurs dans l'un des 15 gouvernorats, comme requis par la loi.

Le salafiste Hazem Abou Ismaïl ne peut quant à lui être candidat parce que sa mère a obtenu la nationalité américaine. La loi électorale stipule en effet que tout candidat à la magistrature suprême doit être uniquement égyptien, de même que ses parents et son épouse.

iba/cr/cnp