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17/04/2012 10:05 EDT | Actualisé 17/06/2012 05:12 EDT

Armée: une victime d'agression sexuelle poursuit le ministère de la Défense

LONDON, Ont. - Une jeune femme ayant été agressée sexuellement par un ancien médecin de la Marine canadienne lors d'un examen médical, alors qu'elle était une recrue, a déposé une poursuite contre le ministère de la Défense et son assaillant.

La jeune autochtone, qui était âgée de 17 ans aux moments des faits reprochés, a intenté une poursuite de 1 million $ en dommages pour agression sexuelle, voies de fait et négligence.

Elle affirme également que le ministère de la Défense a manqué à son devoir de donner suite à des plaintes impliquant ce même agresseur. Une déclaration contient des allégations qui n'ont pas été prouvées en cour.

James Wilks, un ancien maître de 2e classe, purge une sentence de neuf mois de prison pour agression sexuelle et abus de confiance relativement à des crimes commis à London et Sarnia, en Ontario.

Il fait face à de nouvelles accusations en lien avec des examens médicaux effectués entre 2002 et 2009, sur une unité de la Réserve navale à Thunder Bay, en Ontario, ainsi qu'à un centre de recrutement des Forces armées canadiennes de London, dans la même province.

L'avocat de la jeune femme a raconté que l'incident avait énormément perturbé sa cliente, tant et si bien qu'elle éprouvait beaucoup de difficultés à se trouver près de militaires en uniforme.

À tout cela s'ajoute le fait que la famille de la jeune femme a longuement servi dans l'armée, et qu'elle avait toujours rêvé de joindre les rangs de l'armée canadienne, a poursuivi Me Phillip Millar.