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17/04/2012 11:51 EDT | Actualisé 17/06/2012 05:12 EDT

Alger se félicite "vivement" de la libération de l'Italienne Mariani (ministère)

L'Algérie s'est "vivement" félicitée mardi de la libération de l'otage italienne Maria Sandra Mariani, enlevée le 2 février 2011 dans le sud de l'Algérie, selon une déclaration du ministère algérien des Affaires étrangères.

"Nous nous félicitons vivement de la libération de la ressortissante italienne Maria Sandra Mariani et nous formons le voeu ardent que tous les otages détenus par différents groupes puissent, à leur tour, recouvrer la liberté et revenir, sains et saufs, à leurs familles et à leurs proches", selon une déclaration du porte-parole du ministère, Amar Belani, reçue par l'AFP.

"Maria Sandra Mariani est libre. Je viens d'informer sa famille", avait auparavant indiqué le ministre italien des Affaires étrangères Giulio Terzi dans un communiqué. "Je tiens à remercier tous ceux qui ont contribué à cette issue positive", a-t-il ajouté.

Selon des sources concordantes, Mme Mariani se trouve désormais "en sécurité" à Ouagadougou.

"Elle se porte bien malgré le choc lié à ce qu'elle a vécu", a déclaré à l'AFP un haut responsable sécuritaire burkinabè généralement impliqué dans les négociations pour la libération d'otages. "Elle part probablement ce soir sur l'Italie", a-t-il ajouté.

Maria Sandra Mariani, 53 ans, avait été kidnappée dans la région d'Ilidina, près de la ville de Djanet, dans le sud-est de l'Algérie où elle était déjà venue à plusieurs reprises et voyageait en compagnie d'un chauffeur et d'un guide.

Vingt otages sont encore retenus au Sahel, après la libération mardi de l'Italienne Maria Sandra Mariani.

Parmi eux, 19 sont retenus par Aqmi et un groupe dissident, le Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao): douze Européens enlevés dans des pays de la région et sept diplomates algériens kidnappés dans le nord du Mali tombé aux mains de mouvements islamistes armés et de rebelles touareg.

Dimanche, une ressortissante suisse a été enlevée à Tombouctou, contrôlée par des groupes islamistes armés depuis deux semaines dans le nord du Mali.

bmk/sd