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14/04/2012 09:31 EDT | Actualisé 14/06/2012 05:12 EDT

Syrie: douze morts, dont quatre par des tirs à Alep (ONG)

Les violences ont fait au moins douze morts en Syrie samedi, la journée la plus meurtrière depuis l'entrée en vigueur jeudi du cessez-le-feu conformément au plan de l'émissaire international Kofi Annan, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Les forces de sécurité ont ouvert le feu sur des participants aux funérailles d'un jeune homme tué la veille dans la ville d'Alep, faisant quatre morts, selon l'OSDH.

"De quel respect du cessez-le-feu parlent-ils? Le régime continue de tuer le peuple!", s'insurge Mohammad al-Halabi, un militant dans la ville.

Cependant la télévision d'Etat a accusé les rebelles qualifiés de "terroristes", d'être à l'orgine des violences à Alep. "Des groupes terroristes tirent sans discernement", a indiqué la chaîne, les accusant d'"oeuvrer à saboter le plan Annan".

A Homs (centre), trois civils ont été tués par des tirs des troupes et des bombardements aux obus de mortier sur plusieurs quartiers, selon l'OSDH.

Ces derniers mois, Homs avait été violemment bombardée, en particulier le quartier symbole de Baba Amr, repris le 1er mars par l'armée après un mois de pilonnage dévastateur. L'armée contrôle désormais 70% de cette ville où seuls résistent encore certains quartiers du vieux Homs.

Un civil a été abattu par des tirs des forces de sécurité à Qalaat al-Madiq, dans la province de Hama (centre), et un autre à Dmeir, à 40 km de Damas, selon l'ONG basée en Grande-Bretagne.

Un policier déserteur a été tué lors de perquisitions dans le province d'Idleb (nord-ouest) et deux membres des forces de sécurité sont morts dans l'attaque de leur voiture à Deraa (sud), selon l'OSDH.

Dans cette même province, les manifestations ont repris pour appeler au départ du président Bachar al-Assad. "On ne reculera pas, on ne ce cèdera pas avant la chute du régime", ont scandé des manifestants à Inkhel.

"Nous ne sommes pas des cobayes, nous sommes un peuple massacré", lisait-on sur une pancarte à Nahteh, en référence aux tentatives de la communauté internationale de faire appliquer le plan Annan.

Le cessez-le-feu entré en vigueur le 12 avril avait déjà été fragilisé les deux premiers jours par la mort de 18 personnes au total, même si ce bilan reste en nette rupture avec les mois précédents, au cours desquels les morts se comptaient chaque jour par dizaines.

Le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté samedi à l'unanimité de ses 15 membres une résolution autorisant le déploiement d'observateurs pour surveiller ce cessez-le-feu.

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