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14/04/2012 10:38 EDT | Actualisé 14/06/2012 05:12 EDT

La Tunisie garantit un "procès équitable" au beau-frère de Ben Ali

La Tunisie s'engage à "assurer un procès équitable" à Belhassen Trabelsi, le beau-frère de l'ex-président Ben Ali, s'il rentre du Canada où il est réfugié, a déclaré samedi le ministre des Droits de l'Homme Samir Dilou.

"Nous nous engageons à traiter Belhassen Trabelsi dans le respect de la loi et à lui assurer un procès équitable", a déclaré M. Dilou en marge de la conférence nationale sur la justice transitionnelle à Tunis.

"Tout Tunisien demeure citoyen tunisien même s'il a fait l'objet de poursuites judiciaires", a ajouté M. Dilou, cité par l'agence TAP.

Belhassen Trabelsi, frère de Leïla, l'épouse honnie de l'ancien président Ben Ali, a été condamné par contumace en Tunisie à 15 ans et deux mois de prison dans des affaires de corruption douanière et financière.

Il a récemment fait parvenir une "lettre d'excuses" au peuple tunisien et s'est dit prêt à rentrer dans son pays et y affronter la justice.

"Si j'ai commis des erreurs, je suis prêt à rendre des comptes et à compararaître devant la justice, bien que je n'aie jamais eu l'intention de porter atteinte à mon pays ou à mon peuple", écrivait-il notamment, se disant "rongé" par "le mal du pays".

Dans cette lettre, signée du "citoyen Belhassen Trabelsi", il s'est aussi défendu d'avoir voulu "piller le pays", comme en sont accusés les membres du clan Ben Ali qui avaient fait main basse sur l'économie du pays.

Belhassen Trabelsi est arrivé à Montréal avec sa famille en janvier 2011 au moment de la chute du régime.

Son droit de rester au Canada doit être examiné le 23 avril par les autorités d'immigration.

Sa lettre a été accueillie avec circonspection, voire indignation dans la presse et sur l'internet tunisien, où les journalistes et internautes n'y voient qu'une "manoeuvre" avant une possible refus du Canada de continuer à héberger M. Trabelsi.

cf/jlh