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14/04/2012 11:37 EDT | Actualisé 14/06/2012 05:12 EDT

La junte de Guinée-Bissau annonce faciliter le départ des soldats angolais

La junte au pouvoir en Guinée-Bissau a indiqué samedi qu'elle facilitait le départ du pays de la force militaire angolaise, dont la présence a été présentée par les putschistes comme le motif de leur coup d'Etat.

Dans un communiqué, le "commandement militaire" qui a pris le pouvoir jeudi exprime "sa volonté et sa disponibilité totale pour faciliter le retrait de la mission du territoire national", décidé par l'Angola.

Il promet de "garantir la sécurité nécessaire au processus d'évacuation du début jusqu'à la fin", ajoute le texte.

Les putschistes qui ont renversé et arrêté le président intérimaire Raimundo Pereira et le Premier ministre Carlos Gomes Junior ont justifié le coup en dénonçant "un accord secret" qui aurait été passé entre la hiérarchie militaire, l'exécutif et l'Angola, en vue selon eux de "faire éliminer" l'armée par les soldats angolais présents en Guinée-Bissau.

Un membre de la force, la Missang, a indiqué à l'AFP que la mission "attend l'arrivée d'un avion ou d'un navire pour embarquer".

Selon des témoins contactés par l'AFP, les militaires angolais ont commencé samedi à ranger leurs affaires dans des containers entreposés au siège de leur commandement.

Face à la polémique montante autour de la mission angolaise, pomme de discorde entre l'armée et le gouvernement bissau-guinéens, l'Angola avait annoncé lundi dernier le départ de la Missang.

Le nombre exact des forces composant la Missang n'a jamais été communiqué officiellement mais elle compte au moins 200 éléments, selon des sources concordantes.

Dans le même communiqué samedi, le "commandement militaire" annonce avoir autorisé les radios privées, interdites de diffusion depuis le putsch, à "reprendre le fonctionnement de leurs émissions habituelles". Le signal de la radio publique avait été rouvert vendredi.

La junte affirme enfin garantir la "libre circulation" des journalistes dans ce pays abonné aux crises et aux violences politico-militaires.

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