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14/04/2012 10:13 EDT | Actualisé 14/06/2012 05:12 EDT

Au moins une centaine de soldats soudanais blessés dans les combats (AFP)

Les violents combats entamés mardi à la frontière entre le Soudan et le Soudan du Sud ont fait au moins une centaine de blessés au sein de l'armée soudanaise, selon un photographe de l'AFP qui les a vus à l'hôpital militaire de Khartoum où ils sont soignés.

Aucun des deux pays n'a fourni de bilan des combats, mais le photographe a pu voir ces blessés à l'occasion d'une visite à l'hôpital du vice-président soudanais Ali Osman Taha et du ministre de la Défense Abdelrahim Mohammed Hussein.

Les visiteurs ont parcouru 16 salles, hébergeant chacune six soldats blessés dans les combats autour de la région frontalière et pétrolière contestée de Heglig.

Dans la semaine, un soldat de l'armée sud-soudanaise à Bentiu, principale ville proche de la frontière avec le Nord, avait affirmé à l'AFP qu'il y avait "tant de morts sur la ligne de front" qu'il était impossible de les enterrer ou de les ramener.

Après une première brève incursion fin mars, l'armée sud-soudanaise a pris le contrôle mardi de la zone de Heglig, provoquant de violents combats et faisant ressurgir le spectre de la guerre civile dévastatrice (1983-2005, 2 millions de morts) qui a abouti à la partition du pays en juillet 2011.

Khartoum a lancé vendredi une contre-offensive pour reconquérir ce territoire où se trouvent ses principales réserves de pétrole brut. Mais Juba a assuré garder le contrôle de la zone et dénoncé un bombardement meurtrier soudanais à Bentiu.

Les ambassadeurs de la Russie et de la Chine, deux alliés clés, ont été reçus au ministère des Affaires étrangères qui leur a demandé d'intensifier "la pression sur le gouvernement du Soudan du Sud afin qu'il se retire immédiatement de Heglig".

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