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14/04/2012 08:32 EDT | Actualisé 14/06/2012 05:12 EDT

Arrestation du chef de la commission électorale en Irak: Sadr accuse Maliki

Le chef radical chiite irakien Moqtada Sadr a accusé samedi le Premier ministre Nouri al-Maliki d'avoir ordonné l'arrestation du président de la commission électorale irakienne (IHEC) Faraj al-Haïdari, pour empêcher désormais la tenue d'élections.

"Celui qui ordonné l'arrestation est précisément le frère Nouri al-Maliki (...) et selon moi l'emprisonnement (de M. Haïdari) sert le Premier ministre car ce dernier oeuvre pour retarder ou même annuler les élections. Faites attention", a déclaré M. Sadr dans un communiqué.

"L'arrestation de Haïdari doit se faire selon la loi et non sous l'abritraire de la dictature", a-t-il ajouté.

M. Haïdari a été arrêté jeudi avec son collègue Karim al-Tamimi alors qu'ils se trouvaient dans un tribunal de Bagdad à la suite d'une plainte déposée par Hanane al-Fatlawi, députée de la formation de l'Etat de droit, dirigée par M. Maliki.

Selon M. Haïdari, l'affaire concerne une prime de 100.000 dinars (83 dollars) versée à trois ou quatre employés de l'IHEC de manière tout à fait normale pour des heures supplémentaires.

Mais le porte-parole du Conseil supérieur de la justice, Abdel Sattar Bayraqdar, a affirmé que les deux hommes avaient été arrêtés pour prévarication et risquaient sept ans de prison.

Selon Moqtada Sadr, qui compte 40 députés au Parlement et qui est un élément essentiel de la coalition sur laquelle s'appuie M. Maliki, "l'arrestation de Faraj al-Haïdari est injuste et scandaleuse quand on sait qu'il y a d'autres personnes pires et plus importantes que lui, qui agissent normalement et contrôlent la destinée des gens".

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