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13/04/2012 02:22 EDT | Actualisé 13/06/2012 05:12 EDT

Un ex de la CIA plaide non coupable de divulgation de données à la presse

Un ancien responsable de la CIA accusé d'avoir divulgué des informations secrètes à des journalistes, dont les noms d'agents du renseignement américain, a plaidé non coupable vendredi devant un tribunal fédéral et a été laissé en liberté.

John Kiriakou, salarié de la CIA de 1990 à 2004, à l'origine de révélations sur la technique de simulation de noyade utilisée par les services secrets américains pour faire parler un suspect de terrorisme, avait été accusé en janvier d'avoir divulgué des informations secrètes.

Il a été formellement mis en accusation vendredi devant le tribunal fédéral d'Alexandria (Virginie, est) de violation de la loi de protection de l'identité des agents de renseignement, d'espionnage et de fausses déclarations à la CIA. Il a été laissé en liberté sous caution.

Après une audience préliminaire le 20 juillet, son procès débutera le 26 novembre devant un jury, a annoncé la juge.

John Kiriakou avait essayé de convaincre l'agence de renseignement américaine de lui permettre d'inclure des informations classées secrets défense dans un livre qu'il cherchait à publier.

Les chefs d'inculpation de divulgation d'informations secrètes prévoient chacune une peine potentielle de dix ans de prison, et celui de fausse déclaration une peine de cinq ans de prison.

L'homme, âgé de 47 ans, est devenu célèbre en décembre 2007, sous l'administration Bush, en accordant un entretien à la chaîne de télévision ABC, lors duquel il avait confirmé pour la première fois que la technique de la simulation de noyade avait été utilisée contre Abou Zoubaydah, détenu de Guantanamo accusé d'être membre d'Al-Qaïda.

Kiriakou avait plus tard écrit dans ses mémoires qu'il n'était pas présent lors de l'interrogatoire.

La simulation de noyade était l'une des techniques d'interrogatoire autorisées par l'administration Bush à l'encontre de suspects de terrorisme après les attentats du 11 septembre 2001. L'administration Obama a depuis interdit d'y recourir, considérant qu'il s'agit d'une forme de torture.

chv/ico