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13/04/2012 04:39 EDT | Actualisé 13/06/2012 05:12 EDT

Syrie: vote samedi matin sur une résolution autorisant des observateurs

Les 15 pays membres du Conseil de sécurité doivent voter samedi matin à New York sur un projet de résolution autorisant le déploiement d'observateurs en Syrie pour surveiller le cessez-le-feu, a indiqué l'ambassadrice américaine à l'ONU Susan Rice.

"Nous avons l'intention de nous retrouver demain à 11HOO (15H00 GMT) avec pour objectif de voter sur un texte", a-t-elle déclaré à la presse, précisant que les négociations avaient abouti à "une version révisée" du projet de résolution présenté par les Occidentaux.

Mme Rice, qui assure la présidence tournante du Conseil en avril, a refusé de spéculer sur le résultat d'un tel vote. "Ce ne serait pas sage de faire des prédictions", a-t-elle dit.

Son homologue russe, Vitali Tchourkine, a quant à lui souligné devant les journalistes que Moscou n'était toujours pas "totalement satisfait du résultat" des négociations et "attendait de voir" le nouveau projet de texte occidental. Il a cependant exprimé l'espoir que le Conseil "continue dans son rôle positif de soutien à (Kofi) Annan", l'envoyé spécial de l'ONU et de la Ligue arabe en Syrie.

La Russie et la Chine ont déjà mis leur veto à deux résolutions sur la Syrie depuis le début de la crise dans ce pays il y a 13 mois.

"Il n'y a pas encore d'accord, c'est très dur mais il y aura un vote demain dans tous les cas", a déclaré l'ambassadeur français à l'ONU Gérard Araud.

Selon des diplomates, les négociations vendredi au Conseil ont tourné au bras de fer entre Russes et Occidentaux, avec deux projets rivaux sur la table.

L'objectif est l'adoption d'une résolution qui autorisera le déploiement sur place d'une équipe avancée d'une trentaines d'observateurs, en prélude à une mission complète qui devrait compter 250 hommes mais ne pourra être déployée que dans plusieurs semaines.

Les Occidentaux (France, Etats-Unis, Royaume Uni, Allemagne) veulent donner à la nouvelle mission les moyens de faire son travail, et demandent donc des garanties de sécurité de la part du gouvernement syrien.

La Russie de son côté souhaite un texte court qui ne contienne pas trop d'exigences vis à vis de son allié syrien.

"Il y a des progrès mais l'issue est incertaine", a indiqué une diplomate. "Les Russes pinaillent sur beaucoup de points et leur vote demeure une incertitude", a-t-il ajouté.

avz/sam