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13/04/2012 07:50 EDT | Actualisé 13/06/2012 05:12 EDT

Le pétrole ouvre en repli à New York, pénalisé par le PIB chinois

Les cours du pétrole ont ouvert en repli vendredi à New York, sous l'effet du ralentissement de la croissance chinoise qui risque de peser sur la demande mondiale de brut.

Vers 13H30 GMT, le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en mai reculait de 48 cents par rapport à la clôture de jeudi, à 103,16 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

La croissance du Produit intérieur brut (PIB) chinois a faibli au premier trimestre de cette année à 8,1% sur un an, son plus bas niveau depuis le deuxième trimestre 2009 (7,9%).

La croissance a ralenti en Chine pour le cinquième trimestre consécutif. Au premier trimestre 2011, elle atteignait encore 9,7%, puis 8,9% au quatrième trimestre de l'an dernier.

Ces chiffres "sont ressortis bien en deçà des prévisions du marché, qui s'attendait à 8,4%", a commenté Matt Smith, de Summit Energy (groupe Schneider Electric).

La demande intérieure dans la deuxième économie mondiale peine à prendre le relais des exportations qui souffrent de la crise de la dette en Europe et de la faiblesse de la reprise aux Etats-Unis.

"Le marché réagit simplement à ces statistiques" mais les performances du deuxième consommateur mondial de pétrole, après les Etats-Unis, "restent fortes", a dit M. Smith.

Certains investisseurs vendent "car ils redoutent un ralentissement de l'offre et de la demande", alors que d'autres achètent "car ils pensent que (le chiffre du PIB) va pousser les Chinois à mettre en oeuvre des mesures pour stimuler leur économie", a relevé Phil Flynn, de PFG Best.

Par ailleurs, les opérateurs attendaient la tenue du sommet à Istanbul entre l'Iran et les grandes puissances, sans en attendre beaucoup.

"Les choses vont changer lundi: les cours devraient être orientés par le résultat de cette rencontre entre les représentants du forum des 5+1 (Etats-Unis, Russie, Chine, Grande-Bretagne, France et Allemagne) et ceux de la République islamique, a expliqué M. Smith.

Dans ce contexte, l'Arabie Saoudite a une fois encore cherché à rassurer le marché en "réaffirmant sa détermination à conserver des prix plus bas, ce qu'elle a fait en relevant sa production à 10 millions de barils par jour ce mois-ci", a indiqué Commerzbank.

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