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13/04/2012 02:30 EDT | Actualisé 13/06/2012 05:12 EDT

Le beau-frère de Ben Ali, réfugié au Canada, veut rentrer en Tunisie

TUNIS, Tunisie - Le beau-frère de l'ex-président tunisien Zine El Abidine Ben Ali, réfugié au Canada, se dit prêt à rentrer en Tunisie et à y être jugé pour les «erreurs» commises.

Dans une lettre adressée au peuple tunisien, rapportée vendredi par l'agence officielle tunisienne TAP, Belhassen Trabelsi, frère de l'ex-première dame de Leïla Trabelsi, présente ses excuses aux Tunisiens et leur demande pardon.

Peu avant la chute du régime Ben Ali le 14 janvier 2011, il avait fui le pays à bord de son yacht en compagnie de sa femme et de ses enfants.

Quinze mois après, il se dit «rongé par le mal du pays» et prêt à retourner en Tunisie «volontairement, quel que soit le prix à payer», tout en sachant qu'il est «considéré injustement aux yeux de nombreux Tunisiens, sinon la quasi-totalité d'entre eux, comme un criminel qui a pillé le pays».

«Même si j'ai commis des erreurs volontairement ou involontairement, je suis prêt à rendre des comptes, à comparaître devant la justice, bien que je n'aie jamais eu l'intention de porter atteinte à mon pays ou à son peuple», écrit-il.

Tout en reconnaissant que les portes lui étaient ouvertes sous l'ancien régime, il assure avoir investi l'essentiel de sa fortune en Tunisie et affirme avoir mis sur pied des entreprises qui ont permis de créer quelque 4000 emplois.

À l'instar de l'ancien couple présidentiel réfugié en Arabie saoudite et de plusieurs de leurs proches, Belhassen Trabelsi fait l'objet d'un mandat d'arrêt international.