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13/04/2012 03:56 EDT | Actualisé 13/06/2012 05:12 EDT

La violence a repris à Bahreïn malgré les propos rassurants d'Ecclestone

MANAMA, Bahreïn - La violence a éclaté à Bahreïn entre la police et les manifestants, vendredi, quelques heures après les déclarations du grand patron de la Formule 1 selon lesquelles le pays du golfe Persique était suffisamment sécuritaire pour accueillir un Grand Prix la semaine prochaine.

Toutes les 12 équipes auraient assuré Ecclestone qu'elles étaient heureuses de faire le déplacement dans ce petit royaume malgré les tensions politiques persistantes et qu'aucune mesure de sécurité supplémentaire n'a été mise en place.

«Il ne se passe rien (à Bahreïn), a déclaré Ecclestone à Shanghai en marge du Grand Prix de Chine. Je connais les gens qui y vivent et c'est très calme et paisible.»

Mais des affrontements ont éclaté après les funérailles du militant Ismaël Ahmed, qui selon les autorités a été tué à la fin du mois dernier par des tirs lors d'une manifestation. Mais il est encore difficile de savoir qui a tiré les coups de feu.

«Pas de F1, pas de F1. Ils ont tué mon fils de sang-froid», a sangloté la mère de Ismail, Makyia Ahmed, qui a noté que son fils avait été bénévole lors des précédentes courses de F1.

Des bombes incendiaires ont été lancées, vendredi, par certains manifestants, qui scandaient des slogans antigouvernementaux. La police anti-émeute a utilisé des gaz lacrymogènes et des cartouches à plombs pour disperser la foule. Plusieurs personnes ont été blessées.

Les organisateurs avaient annulé la course l'an dernier après une flambée de violence qui a conduit à au moins 50 morts. La répression sévère par le gouvernement sunnite est survenue après que la majorité chiite de Bahreïn eut exigé plus de pouvoir.

Les groupes de défense des droits de l'homme ont critiqué le retour de la course cette année et les manifestants ont galvanisé les partisans en scandant des slogans contre la Formule 1, tout en critiquant Ecclestone et les pilotes dans les médias sociaux.

Amnesty International a averti que «la crise des droits humains à Bahreïn n'est pas terminée.»