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13/04/2012 09:16 EDT | Actualisé 13/06/2012 05:12 EDT

La Tunisie a besoin d'une "police républicaine neutre" (officiers de police)

Une association d'officiers cadres de la police a plaidé vendredi pour "une police républicaine" et demandé l'inscription du principe de sa neutralité dans la future constitution, alors que l'institution est vivement critiquée après de violents incidents lundi dernier à Tunis.

"Nous avons besoin d'une police républicaine jouissant de la neutralité et cela doit être inscrit dans le texte fondamental", a indiqué à l'AFP Rached Mahjoub, président de l'Association pour une police citoyenne (Atpc).

Il a ajouté qu'une demande dans ce sens avait été formellement adressée à l'Assemblée constituante élue.

"Nous sommes la police de l'Etat et non pas la police d'Ennhada", a lancé M. Mahjoub, affirmant la neutralité de l'institution actuellement dirigée par Ali Larayedh, membre du parti islamiste Ennahda qui dirige le gouvernement.

Créée après la révolution du 14 janvier 2011, l'Atpc a en outre dénoncé dans un communiqué les violences survenues pendant la dispersion d'une manifestation interdite dans le centre de Tunis lundi dernier.

La dispersion musclée par la police de cette manifestation a soulevé un tollé dans les rangs de l'opposition et de la société civile poussant le gouvernement à revenir mercredi sur l'interdition des rassemblements sur la symbolique avenue Habib Bourguiba.

Selon cette association, "la police a fait preuve de grande retenue, quand bien même des agents étaient agressés physiquement et verbalement dans l'accomplissement de leur mission".

"L'action de la police peut être critiquée, mais de manière constructive et rationnelle", ajoute l'association.

L'Atpc regrette "une instrumentalisation politicienne des incidents" et fustige "les tentatives bruyantes de certains qui cherchent à mouiller l'institution sécuritaire dans le jeu des tiraillements et querelles politiques".

Bsh/cf/jpc