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13/04/2012 02:49 EDT | Actualisé 12/06/2012 05:12 EDT

Guinée-Bissau: le Portugal appelle au calme et au retour de la légalité

Le Portugal a condamné vendredi la tentative de coup d'Etat en Guinée-Bissau, son ancienne colonie, appelant la communauté internationale à s'intéresser à ce pays afin de permettre un retour au calme et à la légalité.

"Le Portugal condamne avec fermeté le coup d'Etat en Guinée-Bissau", a déclaré le président Anibal Cavaco Silva en marge d'une visite officielle de son homologue autrichien Heinz Fischer.

"Il est évident que si la communauté internationale ne prend pas une position ferme et déterminée, les forces militaires guinéennes seront source de violence", a-t-il estimé. "Le Portugal tient le rôle qui lui revient, mais il est nécessaire que la communauté internationale s'intéresse à la situation dramatique du peuple guinéen", a-t-il dit.

La résidence du chef du gouvernement Carlos Gomes Junior, favori de la présidentielle du 29 avril, a été attaquée jeudi soir à la roquette par des militaires qui ont pris la radio nationale et bouclé la ville. Selon son épouse, le chef du gouvernement a été arrêté par les soldats.

L'armée bissau-guinéenne contrôlait vendredi la capitale au lendemain de cette tentative de putsch qui semblait en passe de réussir.

Elle a affirmé vendredi dans un communiqué avoir voulu dénoncer un "accord militaire secret" conclu selon elle par l'exécutif avec l'Angola, mais sans affirmer formellement détenir à présent le pouvoir.

Le ministère des Affaires étrangères portugais a lancé par ailleurs "un appel à cesser la violence et au respect de la légalité", dans un communiqué envoyé à l'AFP, demandant à ses ressortissants de rester chez eux.

Le gouvernement portugais a précisé en outre qu'il suivait l'évolution de la situation en coordination avec l'Union européenne, les Nations unies et ses partenaires de la Communauté des pays de langue portugaise (CPLP, qui regroupe l'Angola, le Brésil, le Cap Vert, la Guinée-Bissau, le Mozambique, le Portugal, Sao Tomé et Principe, et le Timor Oriental).

Des violences étaient redoutées à l'approche de l'élection dans cette ancienne colonie portugaise dont l'histoire est jalonnée de putschs, tentatives de coups d'Etat militaires et violences politiques depuis son indépendance en 1974.

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