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13/04/2012 08:41 EDT | Actualisé 13/06/2012 05:12 EDT

Fusée nord-coréenne: début d'une réunion d'urgence du Conseil de sécurité

Les 15 pays du Conseil de sécurité ont entamé vendredi une réunion d'urgence à la suite du tir manqué d'une fusée par la Corée du Nord, qui viole plusieurs résolutions de l'ONU.

Ce lancement "est une violation évidente des résolutions du Conseil de sécurité et le Conseil se doit de réagir", a déclaré à la presse l'ambassadeur français à l'ONU Gérard Araud.

L'ambassadeur allemand Peter Wittig a estimé que le Conseil devait "réagir immédiatement, de manière crédible et sans équivoque" à ce qu'il a qualifié de "provocation".

"Nous demandons à la Corée du Nord d'éviter de telles provocations et de retourner à la table de négociations", a-t-il ajouté.

Les 15 pays doivent se prononcer sur un projet de déclaration proposé par les Etats-Unis, qui président le Conseil en avril, selon des diplomates.

"Peu importe que le lancement ait été manqué ou pas, une réaction du Conseil est nécessaire", a expliqué un autre diplomate sous couvert de l'anonymat.

Les Etats-Unis et leurs alliés sud-coréens et japonais ont annoncé que la fusée s'était désintégrée en vol peu après son décollage du Centre spatial de Tongchang-ri (nord-ouest), situé à une cinquantaine de kilomètres de la frontière chinoise.

La résolution 1874 du Conseil de sécurité adoptée en 2009, après le dernier essai nucléaire mené par Pyongyang, interdit à la Corée du Nord de procéder à des essais nucléaires ou balistiques.

Le Conseil de sécurité doit aussi discuter dans la matinée d'un projet de résolution autorisant le déploiement d'une première équipe d'observateurs pour surveiller le fragile cessez-le-feu en Syrie.

Selon un diplomate du Conseil, les négociations sur ce texte, entamées jeudi aprés-midi, "ont avancé mais il reste des points de désaccord". Kofi Annan, a-t-il dit, a demandé au Conseil d'autoriser l'envoi au plus vite d'une équipe avancée de quelques dizaines de personnes mais celle-ci "doit aller sur place avec le même mandat que la mission complète qui viendra après", a-t-il souligné.

Le projet de résolution exige du gouvernement syrien des garanties pour que les observateurs puissent faire leur travail efficacement et en sécurité (liberté d'accès et de communications notamment). "Nous devons avoir ces garanties pour la réussite de cette mission", a souligné le diplomate.

Le Conseil devrait évoquer aussi dans la journée le coup d'Etat en Guinée-Bissau, où l'armée a pris le pouvoir et arrêté le président intérimaire Raimundo Pereira.

tw-avz/rap