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13/04/2012 05:18 EDT | Actualisé 13/06/2012 05:12 EDT

Bombardier Transport est au Brésil pour rester, dit André Navarri

HORTOLÂNDIA, Brésil - Le Brésil offre un potentiel de croissance important pour les prochaines années, a déclaré vendredi le président et chef de la direction de Bombardier Transport, André Navarri, en marquant l'agrandissement d'une usine.

L'installation servira à la réalisation d'un contrat de fabrication de 378 voitures Monorail 300 pour le métro de Sao Paulo. Bombardier avait déjà effectué à cet endroit des travaux de modernisation sur des voitures du métro de la capitale économique brésilienne.

Confiant de pouvoir utiliser cette base pour augmenter ses parts dans le marché de l'Amérique latine, M. Navarri a affirmé que le site de Hortolândia, à 100 km au nord de Sao Paulo, pourrait encore connaître de l'expansion.

Donnant l'exemple de la Chine et de l'Inde, où Bombardier a des installations, M. Navarri a affirmé que son entreprise n'est pas au Brésil pour accomplir un contrat et plier ensuite bagage.

«Quand on s'implante dans un pays où on pense qu'il y a une croissance, on s'implante pour longtemps», a-t-il dit.

Selon M. Navarri, la croissance rapide des villes brésiliennes augmente la demande du transport en commun.

«Si nous sommes aujourd'hui au Brésil, c'est parce que nous pensons que les opportunités les plus rapides c'est la croissance phénoménale des villes et donc le besoin d'avoir le transport public, aussi dans les métros, les monorails et les transports régionaux.»

M. Navarri a affirmé que même si ses concurrents disposent d'installations au Brésil, Bombardier est la seule à pouvoir construire sur place des monorails.

Au Brésil, l'usine de Hortolândia emploiera directement 250 personnes et 500 autres en incluant les sous-traitants. La nouvelle installation a nécessité des investissements de 15 millions $.

Un sous-traitant québécois, FDC Composite, de Saint-Jean sur Richelieu, a aussi obtenu le contrat de fabrication de pièces entrant dans les Monorails 300 qui seront assemblés à Hortolândia.

Son président-directeur général Jacques Cabana a affirmé vendredi que ce contrat ajoutera entre 15 et 20 nouveaux emplois aux 40 postes qui existent déjà.

L'inauguration de l'agrandissement de l'installation a été le terme d'une mission du premier ministre Jean Charest, qui a constaté que la demande en infrastructures est importante au Brésil.

«Il y a des occasions ici d'affaires dans un contexte qui est particulier au Brésil, a-t-il dit. On le voit, il y a des besoins au niveau des infrastructures et la meilleure démonstration c'est l'annonce de ce matin, avec des wagons, chemin de fer, métro.»

Présent au Brésil, le ministre du Développement économique, Sam Hamad, a piloté le volet économique de la mission, qui a permis aux représentants de 50 entreprises et à 15 chercheurs de développer des contacts à Rio et Sao Paulo.

«Le but ce n'est pas de venir et sortir avec des signatures de contrats, a-t-il dit. Le but c'est de réseauter, comprendre comment ça se passe.»

M. Hamad a déclaré que des contacts ont été pris dans le but que des entrepreneurs québécois puissent profiter de la manne que représentent les Jeux olympiques de Rio en 2016 et aussi la Coupe du monde de football, qui se tiendra au Brésil en 2014.

«On a quelqu'un ici qui va être le point de chute des entreprises québécoises vers l'organisation des Jeux olympiques», a-t-il dit.

Par ailleurs, le bureau du Québec à Sao Paulo sera chargé d'effectuer un plan d'affaires pour identifier les secteurs urgents à développer au Brésil, a indiqué le ministre.

«On va revenir avec les gens en fonction de notre plan d'affaires», a-t-il dit.