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13/04/2012 04:06 EDT | Actualisé 12/06/2012 05:12 EDT

Bissau: l'armée dit avoir voulu dénoncer un "accord secret" avec l'Angola

L'armée bissau-guinéenne a affirmé vendredi avoir voulu dénoncer un "accord militaire secret" conclu selon elle par le pouvoir, lors de sa tentative de coup d'Etat menée la veille au soir.

"L'événement d'hier (jeudi) a pour raison le fait que nous avons découvert l'existence d'un accord militaire secret, signé à la fois par le Premier ministre Carlos Gomes Junior et le président intérimaire Raimundo Pereira, le gouvernement de Guinée-bissau et celui d'Angola", indique un communiqué de l'état-major transmis à la radio nationale et consulté par l'AFP.

"Cet accord vise à légitimer la présence de troupes étrangères, en l'occurrence la mission militaire angolaise (Missang) en Guinée-Bissau, dans un souci de protéger le gouvernement en cas de crise", ajoute l'armée.

Ce communiqué laconique ne précise pas qui, selon l'état-major, détenait le pouvoir vendredi à Bissau, alors que Carlos Gomes Junior et Raimundo Pereira restent introuvables.

Présente depuis 2011, la mission militaire angolaise est une pomme de discorde entre le gouvernement et l'armée de Guinée Bissau, les militaires soupçonnant les autorités de dissimuler le renforcement de cette mission ces derniers mois dans le but d'entretenir une force à sa disposition en cas de crise.

Lors d'une visite lundi à Bissau, le chef de la diplomatie angolaise, Georges Chicoty, avait annoncé le prochain retrait de la force.

Ses effectifs n'ont jamais été communiqués officiellement mais la Missang compte au moins 200 éléments, selon des sources concordantes.

Pays très instable d'Afrique de l'Ouest, la Guinée-Bissau a été de nouveau secouée jeudi soir par une tentative de coup d'Etat, marquée notamment par l'attaque de la résidence de M. Gomes et le bouclage de la capitale.

aye-tmo/jlb