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12/04/2012 07:40 EDT | Actualisé 12/06/2012 05:12 EDT

Un hélicoptère de soldats voulant libérer les otages est attaqué

LIMA, Pérou - Un hélicoptère à la recherche de dizaines d'otages détenus par des rebelles dans la région amazonienne du Pérou a été la cible d'une attaque jeudi, les balles tuant une policière et blessant deux autres personnes se trouvant à bord de l'appareil, au dire du ministère de la Défense.

L'attaque coïncide avec l'envoi par le gouvernement péruvien de 1500 soldats et policiers vers le champ de gaz Camisea afin de retrouver les rebelles qui ont enlevé 40 employés de la construction dans la petite localité de Kepashiato lundi. Les personnes enlevées travaillaient sur des projets de l'industrie gazière.

Les autorités locales ont indiqué que les rebelles, qui appartiennent à la guérilla du Sentier lumineux, avaient demandé une rançon de 10 millions $.

Les balles ont traversé l'hélicoptère pendant que celui-ci patrouillait au-dessus du district de Echarate.

La capitaine de police Nancy Flores a été tuée, a indiqué le ministère de la Défense dans un communiqué.

Le document se gardait toutefois de décrire les événements qui ont suivi la fusillade ou de fournir de l'information à propos des personnes ayant tiré les balles.

En entrevue à la station de radio Radioprogramams, Fedia Castro, la mairesse de la municipalité de Convencion, dans laquelle se trouve le village où les travailleurs ont été enlevés, a déclaré que les rebelles se trouvaient au sol lorsqu'ils ont tiré en direction de l'hélicoptère. Elle a ajouté qu'un technicien de l'armée et un guide étaient du nombre des blessés.

Le président Ollanta Humala a exhorté les familles des otages à faire confiance aux autorités, avant de jurer de capturer et de poursuivre les responsables en justice.

«Nous espérons résoudre le problème très bientôt, nous espérons que le coût sera de zéro», a déclaré M. Humala aux journalistes avant que l'annonce de l'attaque contre l'hélicoptère ne soit faite.

Le ministre de la Justice, Juan Jimenez, a rejeté la demande de rançon de 10 millions $US formulée par les rebelles. Lors d'une entrevue télévisée, M. Jimenez a déclaré que le gouvernement «ne négocie pas avec des terroristes».

Les travailleurs péruviens qui ont été enlevés avaient commencé à construire une usine de traitement du gaz l'année dernière. Ils ont été kidnappés dans leur hôtel vers 3 heures du matin lundi.