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12/04/2012 09:20 EDT | Actualisé 12/06/2012 05:12 EDT

Syrie: Annan veut que l'ONU exige le retrait de l'armée des villes rebelles

Le médiateur de l'ONU et de la Ligue arabe Kofi Annan a demandé jeudi au Conseil de sécurité des Nations unies d'exiger du régime syrien qu'il retire ses forces des villes rebelles et qu'elles réintègrent leurs casernes, ont indiqué des diplomates.

M. Annan a estimé que techniquement, Damas n'avait pas respecté son plan de paix mais que le fragile cessez-le-feu était "une chance à saisir".

M. Annan a demandé aussi au Conseil d'autoriser le déploiement rapide d'une mission légère d'observateurs pour surveiller le cessez-le-feu, selon ces diplomates.

Le dispositif de surveillance du cessez-le-feu serait ensuite renforcé et des garanties seraient exigées des autorités syriennes pour que les observateurs puissent circuler librement et en sécurité et communiquer entre eux sans interférence.

Dans une déclaration publiée jeudi au moment où il s'adressait au Conseil, M. Annan avait affirmé que Damas devait respecter toutes les "clauses militaires" de son plan, c'est-à-dire aussi sa promesse de retirer ses troupes, ses chars et ses canons des villes syriennes rebelles.

Or les forces gouvernementales sont restées en place après l'entrée en vigueur du cessez-le-feu jeudi matin. Le quotidien syrien Al-Watan, proche du régime, a affirmé qu'elles se retireraient "dès que la sécurité sera rétablie".

Après avoir entendu M. Annan, les ambassadeurs des pays membres du Conseil ont déclaré qu'ils considéraient le cessez-le-feu comme une "lueur d'espoir, une occasion à saisir et à consolider", selon un diplomate. Il est "probable" que le Conseil "agisse rapidement", a estimé ce diplomate, pour soutenir la mission de M. Annan, notamment en autorisant le déploiement des observateurs dans une résolution.

Depuis le début de la crise syrienne en mars 2011, la Russie et la Chine ont à deux reprises mis leur veto à des résolutions du Conseil condamnant le régime syrien. Selon l'ONU, plus de 9.000 personnes ont péri en Syrie depuis 13 mois.

La France "est favorable à l'adoption rapide d'une résolution autorisant le déploiement d'une première mission d'observateurs" en Syrie, a indiqué la mission française auprès de l'ONU sur son compte Twitter.

avz/mdm