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12/04/2012 05:26 EDT | Actualisé 12/06/2012 05:12 EDT

Qatar Airways s'apprête à commander des jets d'affaires de Bombardier

MONTRÉAL - Qatar Airways s'apprête à commander des jets d'affaires de Bombardier (TSX:BBD.B), a indiqué jeudi le grand patron du transporteur du Moyen-Orient, Akbar Al Baker.

De passage à Montréal, le dirigeant n'a pas précisé la taille de la commande, mais il a indiqué que celle-ci comprendrait des Global 7000 ou 8000, l'avion d'affaires le plus grand et le plus luxueux de Bombardier. L'annonce officielle doit être faite le mois prochain lors du salon aéronautique de Genève.

La division des jets d'affaires de Qatar exploite actuellement six avions Bombardier. L'objectif est de porter le total à 10 ou 15 appareils au cours des prochaines années.

Pour ce qui est d'une commande d'appareils de la gamme CSeries de 110 à 149 places, que Qatar fait miroiter depuis des années, l'avionneur montréalais devra faire preuve d'encore un peu de patience.

En conférence de presse, M. Al Baker a assuré que Qatar souhaitait toujours acquérir une vingtaine d'avions CSeries pour effectuer des liaisons de moins de trois heures à partir de Doha.

Mais avant de passer une commande, l'entreprise doit assurer le suivi des nombreux achats qu'elle a déjà faits auprès de Boeing et d'Airbus, a-t-il noté. Depuis l'an dernier, Qatar reçoit un nouvel avion aux deux semaines.

Akbar Al Baker doit visiter vendredi les installations de Bombardier où l'on développe actuellement la CSeries. Cela lui permettra notamment de jeter un coup d'oeil au poste de pilotage de l'appareil.

Ottawa dans la mire

Le dirigeant au parler franc a évidemment profité de sa présence à Montréal pour dénoncer la décision du gouvernement fédéral de limiter à trois par semaine le nombre de liaisons entre Montréal et Doha, accusant Ottawa de jouer le jeu d'Air Canada (TSX:AC.B). Le service, qui a débuté en juin dernier, afficherait un coefficient d'occupation de 85 pour cent.

Qatar aimerait relier chaque jour Doha à Montréal, Toronto, Vancouver et Calgary.

«Si j'étais le premier ministre (...), je dirais à Air Canada d'aller chez le diable», a lancé M. Al Baker, en assurant que Qatar faisait face à pareille situation dans aucun autre pays.

Air Canada et des transporteurs européens comme Lufthansa et Air France soutiennent que les compagnies comme Qatar et Emirates sont des concurrents déloyaux parce qu'elles bénéficient de conditions fiscales avantageuses, entre autres.