NOUVELLES
12/04/2012 04:59 EDT | Actualisé 11/06/2012 05:12 EDT

Nucléaire: l'Iran "ne reculera pas d'un iota sur ses droits" (Ahmadinejad)

L'Iran "ne reculera pas d'un iota sur ses droits nucléaires inaliénables", a affirmé jeudi le président Mahmoud Ahmadinejad, à la veille de la reprise des discussions entre Téhéran et les grandes puissances sur le programme nucléaire iranien controversé.

"Vous devez savoir que la nation iranienne sera ferme sur ses droits fondamentaux et que la pression la plus dure ne la fera pas céder", a lancé M. Ahmadinejad aux Occidentaux lors d'un discours dans le sud de l'Iran cité par l'agence officielle IRNA.

"J'avise tous les ennemis (de l'Iran) et les puissances arrogantes (NDLR: occidentales) de changer leur comportement à l'égard de cette nation", a ajouté le président iranien lors d'un déplacement dans la province côtière de Hormozgan, sur le Golfe>.

Les déclarations de M. Ahmadinejad interviennent alors que l'Iran et le groupe des 5+1 (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Grande-Bretagne et Allemagne) doivent se retrouver samedi à Istanbul pour tenter de renouer un dialogue interrompu depuis quinze mois afin de trouver une issue diplomatique à la crise du nucléaire iranien.

En dépit des démentis répétés de Téhéran, les grandes puissances soupçonnent l'Iran de chercher à se doter de l'arme atomique sous couvert de son programme nucléaire civil, qui a été condamné depuis 2006 par six résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU dont quatre assorties de sanctions.

Ces sanctions internationales ont été renforcées depuis 2010 par un embargo commercial, bancaire et pétrolier progressivement mis en place par les Occidentaux.

Parallèlement, Israël, ennemi déclaré de l'Iran, a intensifié ces derniers mois les menaces d'une frappe militaire contre les sites nucléaires iraniens si les sanctions et la diplomatie s'avéraient inefficaces.

Dans la perspective de la rencontre d'Istanbul, les principaux dirigeants iraniens ont multiplié ces derniers jours les déclarations affirmant unanimement que l'Iran était prêt à coopérer avec les grandes puissances --d'une façon non précisée-- pour lever les doutes sur son programme nucléaire, mais ne cèderait pas aux pressions pour le réduire ou l'abandonner.

Téhéran a notamment réaffirmé qu'il n'accepterait pas de renoncer à l'enrichissement d'uranium, qui est au coeur des inquiétudes internationales sur la finalité réelle du programme nucléaire iranien.

Plusieurs responsables ont en revanche réaffirmé que l'Iran ne se doterait jamais de l'arme atomique, qualifiée à plusieurs reprises de "péché contre la religion" par le guide suprême iranien, l'ayatollahn Ali Khamenei.

Ces affirmations ont toutefois été accueillies avec scepticisme par les Occidentaux, et la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton a appelé mercredi Téhéran à faire des gestes "concrets" à Istanbul pour "répondre sérieusement aux inquiétudes de la communauté internationale".

fpn-lma/feb