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12/04/2012 11:30 EDT | Actualisé 12/06/2012 05:12 EDT

Les troupes sud-soudanaises refusent de se retirer de la zone disputée d'Heglig

Le président sud-soudanais Salva Kiir a déclaré devant le Parlement, jeudi, que le Soudan du Sud n'avait pas l'intention de se retirer de la zone frontalière disputée d'Heglig, dont les forces sud-soudanaises ont pris le contrôle cette semaine aux dépens du Soudan.

Une offensive des forces sud-soudanaises leur a permis de prendre le contrôle de cette zone pétrolière mercredi et d'en chasser les soldats de Khartoum.

La prise de ce territoire, considéré par la communauté internationale comme faisant partie intégrante du Soudan, a été dénoncée par les États-Unis et le Royaume-Uni. Les deux pays et le Conseil de sécurité de l'ONU ont appelé le Soudan du Sud à se retirer d'Heglig.

La zone se trouve à 100 kilomètres d'un autre secteur disputé, la région d'Abyei, dont le statut n'a pas été réglé quand le Soudan du Sud a accédé à l'indépendance, en juillet dernier.

Salva Kiir a averti jeudi que l'armée sud-soudanaise retournerait dans la région d'Abyei, actuellement occupée par le Soudan, si les Nations unies ne demandent pas à Khartoum de s'en retirer.

Les combats le long de la frontière entre les deux Soudans sont quasi incessants depuis deux semaines. Jeudi, Juba a accusé Khartoum de bombarder Bentiu, capitale de l'État de Unity.

Selon le colonel Philip Aguer, porte-parole des forces sud-soudanaises, un Antonov soudanais a largué cinq bombes sur un pont reliant Bentiu à la ville voisine de Rubkotna. Un civil a été tué et quatre autres ont été blessés dans l'attaque, a-t-il précisé.