NOUVELLES
12/04/2012 04:28 EDT | Actualisé 12/06/2012 05:12 EDT

Le G8 "exige" de la Corée du Nord qu'elle renonce au tir de fusée

Les ministres des Affaires étrangères du G8 réunis à Washington ont "exigé" jeudi de la Corée du Nord qu'elle renonce à procéder au tir de sa fusée et se sont prononcés pour l'envoi d'observateurs en Syrie afin de superviser la mise en oeuvre du cessez-le-feu.

Dans leur communiqué final, au ton inhabituellement ferme, les ministres des huit pays --Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Italie, Japon, Russie-- "exigent que (la Corée du Nord) ne procède pas au tir" de sa fusée et préviennent Pyongyang que ce lancement, prévu d'ici à lundi, constituerait "une violation grave" des résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU.

La Corée du Nord affirme que ce tir vise à mettre en orbite un satellite, mais les Etats-Unis et leurs alliés japonais et sud-coréen redoutent qu'il ne s'agisse d'un lancement de missile déguisé.

A propos de la crise en Syrie, où un fragile cessez-le-feu est entré en vigueur dans la nuit de mercredi à jeudi, les ministres se sont prononcés pour une action "immédiate" afin d'envoyer une mission internationale d'observation.

Le Conseil de sécurité de l'ONU pourrait adopter vendredi une résolution en ce sens, la Russie, principal allié de Damas, s'étant dite prête à approuver un tel texte après avoir rejeté deux résolutions concernant la Syrie ces derniers mois.

Les ministres du G8 se sont dits "gravement préoccupés" par "les pertes consternantes en vies humaines" enregistrées en Syrie, en proie à une répression qui a fait au moins 10.000 morts, selon l'opposition, depuis mars 2011.

A quelques jours de la reprise des négociations samedi à Istanbul avec l'Iran, le G8 a appelé ce pays à mener un "dialogue constructif et sérieux" sur son programme nucléaire controversé.

Les ministres du G8 invitent l'Iran à s'engager dans un "dialogue constructif et sérieux sans condition" avec le groupe des 5+1 (les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU, plus l'Allemagne) afin de rétablir "la confiance internationale sur le caractère exclusivement pacifique du programme nucléaire iranien".

A propos des affrontements entre le Soudan et le Soudan du Sud, le G8 appelle ces deux Etats à faire preuve de "retenue maximale" et à la "fin immédiate des bombardements des zones civiles".

Quant à la situation du Mali, les chefs de la diplomatie du G8 se sont dits "profondément préoccupés" par la "détérioration" constatée dans le nord de ce pays, contrôlé par des rebelles touareg et islamistes.

Les ministres "dénoncent" les "déclarations d'indépendance de groupes armés" dans cette région et appellent "toutes les parties à un cessez-le-feu et à engager un dialogue".

Les ministres se sont prononcés en faveur d'un allègement des sanctions internationales frappant la Birmanie, à la suite des gestes faits par ce pays vers la démocratie.

"Les ministres envisageront d'alléger les sanctions afin d'aider à ancrer les réformes de ce pays et à faire en sorte qu'il s'intègre dans les processus politiques régionaux et internationaux", selon le communiqué final.

eg-bar/gde