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12/04/2012 07:14 EDT | Actualisé 12/06/2012 05:12 EDT

L'Afrique du Sud approuve la prise de contrôle de De Beers par Anglo American

Les autorités de la concurrence sud-africaines ont autorisé sans conditions la prise de contrôle du diamantaire De Beers par le groupe minier Anglo American, grâce au rachat de la participation de la famille Oppenheimer, ont-elles annoncé jeudi.

Le groupe anglo-sud-africain Anglo American, qui possédait déjà 45% du diamantaire, doit racheter pour 5,1 milliards de dollars les 40% de la famille Oppenheimer, portant ainsi sa participation jusqu'à un maximum de 85%.

Le Botswana, qui possède actuellement 15% du capital de De Beers, dispose d'une option pour porter sa participation à 25%. Dans ce cas, la part d'Anglo American serait finalement de 75%.

"Il n'y a pas de préoccupation majeure pour l'intérêt public", a indiqué le Tribunal de la Concurrence sud-africain dans un communiqué, puisque Anglo American n'a pas d'autre intérêts dans les diamants qu'à travers De Beers.

L'opération, déjà approuvée par la Commission européenne en mars, devrait être finalisée au second semestre 2012.

Le désengagement est historique pour la famille Oppenheimer, dont le nom était intimement lié à De Beers, le numéro un mondial du diamant fondé à la fin du XIXe siècle par le puissant magnat britannique Cecil Rhodes.

Arrivé dans les mines de diamants de Kimberley (centre de l'Afrique du Sud) en 1902, Ernest Oppenheimer, un jeune Allemand de 22 ans employé d'une entreprise de négoce londonienne, avait fondé l'Anglo American Company en 1917 et pris le contrôle de De Beers dans les années 1920.

De Beers est ainsi devenu le bras diamantifère d'Anglo American, un groupe également très actif dans les mines d'or et de cuivre --à l'époque--, qui a déménagé son siège à Londres en 1999.

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