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12/04/2012 02:17 EDT | Actualisé 11/06/2012 05:12 EDT

La presse algérienne rend hommage à Ben Bella, premier président du pays

La presse algérienne a rendu jeudi hommage à Ahmed Ben Bella, premier président de l'Algérie indépendante, rappelant le parcours hors du commun d'un héros de la guerre anti-colonialiste renversé ensuite par les siens.

"Le premier président de l'Algérie indépendante ne demeura que trois ans à son poste", rappelle le journal L'Expression, au lendemain du décès de Ben Bella, à l'âge de 95 ans. "Pendant son règne, il nationalisa hammams et boulangeries, mit les cireurs de chaussures dans les écoles, eut à affronter les terribles réalités d'après-guerre: retour des réfugiés, abandon des usines et des fermes par les Français", souligne le quotidien.

Pour le quotidien El Watan, "Ben Bella, enfant terrible au destin non moins terrible, est sans aucun doute l'homme politique algérien le plus controversé et le plus complexe qui ait traversé l'histoire de notre pays".

El Watan titre en Une "L'adieu à un monument de l'Histoire" et consacre à Ben Bella deux pages illustrées de nombreuses photos d'époque.

L'un des "chefs historiques de la révolution s'en va à la veille de la commémoration du cinquantième anniversaire de l'indépendance" le 5 juillet, relève Le Quotidien d'Oran. "L'homme fut l'icône médiatique de la révolution", souligne-t-il.

Pour le quotidien public progouvernemental El Moudjahid, "Le sage de l'Afrique s'en est allé". A l'instar des autres journaux, il rappelle son parcours peu commun.

Le quotidien arabophone El Khabar retrace également la vie de Ben Bella et précise que de nombreux officiels, amis et anonymes se sont succédé à son domicile dès l'annonce de sa mort pour présenter leurs condoléances à sa famille.

"Adieu père des Algériens", titre le quotidien arabophone Echourouk.

Le 27 septembre 1962, Ahmed Ben Bella était devenu président du conseil national de la Révolution algérienne (CNRA), chef du gouvernement. Elu le 15 septembre 1963 président de la République, président du conseil, il a été renversé en 1965 par son ministre de la Défense, le colonel Houari Boumediene.

amb/sd