NOUVELLES
12/04/2012 07:10 EDT | Actualisé 12/06/2012 05:12 EDT

Des funérailles officielles pour l'ancien président algérien Ahmed Ben Bella

ALGER, Algérie - Des funérailles officielles seront organisées vendredi en Algérie pour l'ancien président Ahmed Ben Bella, mort mercredi à Alger à l'âge de 96 ans, selon une décision prise par le président Abdelaziz Bouteflika.

Depuis son arrivée au pouvoir, M. Bouteflika n'a cessé de multiplier les gestes de bienveillance à l'égard de ce vétéran de la révolution, dont il avait participé au renversement le 19 juin 1965.

Un deuil national d'une semaine a été décrété et la dépouille du défunt devait être transférée jeudi au Palais du peuple, une enceinte de style néo-mauresque généralement réservée aux grandes cérémonies protocolaires.

Mercredi, après l'annonce du décès d'Ahmed Ben Bella, un dispositif policier avait été déployé autour de la maison du défunt, située dans le quartier chic d'Hydra, et seuls quelques ministres, hauts responsables militaires et proches du président Bouteflika ont pu s'y rendre pour présenter leurs condoléances à la famille.

Au Palais du peuple, où sera organisée la veillée funèbre, les membres des corps diplomatiques, les personnalités politiques algériennes et les citoyens auront l'occasion de rendre un dernier hommage à celui qui a dirigé l'Algérie au lendemain de son indépendance, de 1963 à 1965.

Vendredi, jour sacré pour les musulmans, la dépouille d'Ahmed Ben Bella sera acheminée dans un cortège funèbre officiel au cimetière d'El Alia, à 10 kilomètres à l'est d'Alger, pour être enterrée dans le cimetière des martyrs où reposent les héros de la révolution algérienne.

Ahmed Ben Bella, né en 1916, était l'un des derniers survivants du déclenchement de la révolution algérienne (1954-1962). Son parcours chaotique de combattant, commencé dans l'armée française où il avait servi comme adjudant contre l'occupation allemande, l'avait ensuite conduit sur le chemin de la résistance, du pouvoir (1962-1965), de la prison (1965-1979) puis de l'exil en Suisse, avant son retour en Algérie au lendemain de la mise en place du multipartisme politique.