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12/04/2012 02:28 EDT | Actualisé 12/06/2012 05:12 EDT

Décès Ben Bella: message de condoléances du roi Mohammed VI à l'Algérie

Le roi Mohammed VI a adressé jeudi un message de condoléances au président algérien Abdelaziz Bouteflika à la suite de la mort de du premier président algérien Ahmed Ben Bella, décédé mercredi à l'âge de 95 ans, a annoncé l'agence marocaine de presse MAP.

Une message similaire a été envoyé par le souverain marocain à la fille du défunt Mme Mehdia Ben Bella, selon la même source.

S'adressant à M. Bouteflika, le roi du Maroc a souligné que la "disparition de ce leader historique n'est pas seulement une perte pour le peuple algérien, mais aussi une perte pour la fraternité maghrébine dans ses racines profondément établies et aussi pour la nation arabe à laquelle il s'(était) dévouée pour la défense de son unité et sa grandeur".

Dans son message à la famille Ben Bella, le roi Mohammed VI a abondé dans le même sens affirmant que Ben Bella avait milité pour le rapprochement entre les deux peuples et pour l'édification du Maghreb arabe uni, dont le processus en cours est en panne depuis de nombreuses années.

Il s'agit d'une "perte cruelle" non seulement pour l'Algérie mais pour le Maroc et le Maghreb, a-t-il écrit à la famille Ben Bella.

"Nous ressentons avec vous la cruauté de la perte qui n'a pas affecté uniquement votre honorable famille et le peuple algérien frère (...), mais elle a aussi touché le Maroc, qui a perdu en lui un grand militant avec lequel il entretenait des liens solides (...) et un citoyen maghrébin attaché à l'esprit de fraternité et défendant les intérêts supérieurs de sa Nation arabe", selon la même source.

Le 27 septembre 1962, Ahmed Ben Bella était devenu président du conseil national de la Révolution algérienne (CNRA), chef du gouvernement. Elu à la présidence le 15 septembre 1963, puis renversé en 1965, il n'a été libéré qu'en 1980.

Ben Bella présidait depuis 2007 le Groupe des sages de l'Union africaine.

Le Maroc et l'Algérie entretiennent des relations tendues depuis plusieurs décennies à cause essentiellement du conflit du Sahara occidental, Rabat reprochant à Alger son soutien au front Polisario, un mouvement armé qui revendique l'indépendance de cette ancienne colonie espagnole annexée par le royaume en 1975.

mc/cpy