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12/04/2012 09:56 EDT | Actualisé 12/06/2012 05:12 EDT

Ben Bella: pas de réaction officielle de la France, présente aux funérailles

La France sera représentée vendredi par son ambassadeur en Algérie aux funérailles du premier président algérien Ahmed Ben Bella mais l'exécutif français n'a pas réagi officiellement.

"A l'invitation des autorités algériennes, les ambassadeurs en poste à Alger sont invités à participer aux cérémonies en hommage au premier président de l'Algérie indépendante. La France sera donc représentée à ces obsèques par l'ambassadeur de France en Algérie, Xavier Driencourt", a déclaré au cours d'un point-presse le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Bernard Valero.

A la question de savoir pourquoi la France n'avait pas réagi officiellement à la mort de Ben Bella comme elle le fait régulièrement à l'annonce du décès d'un ex-chef d'Etat étranger, le porte-parole n'a pas répondu.

A l'issue d'un long combat contre la colonisation française, Ahmed Ben Bella était devenu le 27 septembre 1962 président du conseil national de la Révolution algérienne (CNRA), chef du gouvernement. Elu à la présidence le 15 septembre 1963, il avait été renversé en 1965 par son compagnon et ministre de la Défense Houari Boumediene.

Il aura passé au total 24 ans dans les prisons française et algérienne.

Fin 2010, il avait reçu le socialiste François Hollande, qui a été jeudi le premier homme politique étranger de premier plan à lui rendre hommage. Dans un communiqué, le candidat du Parti socialiste à la présidentielle française a salué sa mémoire, jugeant qu'il "restera, pour les Français et pour les Algériens, l'un des symboles d'une étape historique décisive (des) deux pays".

Le président français Nicolas Sarkozy, candidat à sa réélection, a prévu de rendre un hommage samedi dans le sud de la France aux harkis, ces personnes d'origine algérienne ayant servi comme supplétif dans l'armée française en Algérie pendant la guerre d'indépendance de 1954 à 1962.

Les deux pays, dont les relations sont toujours complexes et difficiles, viennent de marquer dans la discrétion, le 19 mars, le cinquantième anniversaire des accords d'Evian qui avaient mis fin à la guerre d'indépendance de l'Algérie, dont Ahmed Ben Bella fut l'un des instigateurs.

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