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10/04/2012 02:38 EDT | Actualisé 10/06/2012 05:12 EDT

Une étude établit un lien entre la radiographie dentaire et une tumeur cérébrale

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TORONTO - Des chercheurs américains conseillent aux patients d'évaluer soigneusement avec leur dentiste le nombre de radiographies qu'ils devraient subir.

Les scientifiques de l'université Yale, au Connecticut, ont déterminé que ceux qui se sont fréquemment soumis à de telles radiographies dans le passé — à une époque où la dose de radiation était plus élevée — sont plus à risque de souffrir d'un type de tumeur cérébrale courant mais généralement bénin­.

Les chercheurs ne veulent pas inciter les patients à renoncer complètement aux radiographies dentaires, mais plutôt à réfléchir à la fréquence à laquelle ils s'y prêtent.

Ils expliquent que leur découverte est importante puisque les radiographies dentaires représentent la principale source artificielle d'exposition aux rayonnements ionisants aux États-Unis, une forme de radiation associée à une hausse du risque de certaines tumeurs cérébrales.

L'Association dentaire canadienne précise que le nombre de radiographies dentaires dépend de la santé orale du patient, et rappelle que seule une faible dose de radiation est émise.

L'étude, qui est publiée par le journal scientifique américain Cancer, s'est intéressée à 1433 patients ayant reçu entre 2006 et 2011 un diagnostic de méningiome intracrânien — un type courant de tumeur cérébrale qui est habituellement bénin. Une cohorte de 1350 autres personnes a servi de groupe témoin.

Les chercheurs ont déterminé que les patients souffrant d'une tumeur étaient deux fois plus susceptibles d'avoir subi une radiographie péricoronaire, un examen pendant lequel le film radiographique est retenu par une petite plateforme serrée entre les dents. L'étude a également décelé un risque accru chez les patients ayant subi une radiographie panoramique à un jeune âge, à chaque année ou plus fréquemment. Cet examen présente toutes les dents sur un seul film.

Les chercheurs soulignent toutefois que leurs conclusions s'appuient sur les souvenirs qu'ont les participants de ces examens, ce qui peut se traduire par une mauvaise estimation du nombre de radiographies vraiment réalisées.