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07/04/2012 01:58 EDT | Actualisé 07/06/2012 05:12 EDT

Sport profesionnel: le temps est morose à Montréal et à Toronto

MONTRÉAL - Les temps sont durs pour les équipes sportives professionnelles des deux plus grandes villes du Canada. Après un pénible hiver sur la patinoire, la fin de semaine n'a été qu'un dur rappel d'un printemps tout aussi dépourvu d'espoir.

Les équipes de Montréal et de Toronto avaient deux rendez-vous sportifs, samedi. Elles ont d'abord croisé le fer dans un match de la MLS, gagné par l'Impact de Montréal 2-1, puis sur la glace du Centre Bell, où le Canadien a complété le balayage de ce «programme double» plutôt particulier en défaisant ses vieux rivaux 4-1, mettant ainsi un terme à des saisons que plusieurs préféreraient oublier.

Dans un sport comme dans l'autre, les quatre formations traînent au bas du classement. Elles espéraient gagner quelques rangs dans leurs ligues et associations respectives, bien que les équipes de hockey avaient peut-être avantage à perdre afin de bénéficier de meilleurs choix au repêchage.

Pour les amateurs du Canadien, le week-end marque heureusement la fin de l'une de ses pires saisons depuis le début de la Deuxième Guerre mondiale.

Tandis que le Canadien termine 15e et dernier dans l'association de l'Est avec une récolte finale de 78 points, les Montréalais ont eu peu de raisons de se réjouir cette saison, si ce n'est du fait que le Tricolore soit mieux placé au repêchage qu'il ne l'a été depuis plusieurs saisons.

Pour les partisans des Maple Leafs, cette campagne en est une qui aura malheureusement ressemblé aux autres.

L'équipe a connu de tristes fins de saisons depuis 1967, l'année lors de laquelle Toronto a remporté la coupe Stanley la dernière fois, quelques semaines avant que les Beatles ne lancent leur album Sgt. Pepper Lonely Hearts Club Band.

La saison a été difficile, et les Maple Leafs ont terminé au 13e rang de l'association de l'Est, seulement deux points devant le Canadien. Toronto rate ainsi les séries éliminatoires pour une septième année consécutive.

En début de saison, les attentes étaient pourtant élevées chez les deux équipes. Lorsque le calendrier de la saison a été dévoilé, on devait s'attendre à ce que la dernière fin de semaine donne droit à un match crucial, une bataille entre deux équipes rivales se disputant une place en séries éliminatoires.

Mais les choses ont changé.

«Ça rend triste», a laissé tomber le célèbre commentateur Dick Irvin fils, à propos du fait que les deux équipes terminent leur saison dans un match sans grand enjeu.

«Mon père a été l'entraîneur des deux équipes, c'est étrange de les voir s'effondrer de la sorte.»

Et si la rencontre de samedi ne revêtait aucune importance pour le Canadien et les Maple Leafs, le match de soccer de samedi avait une signification relative, les deux équipes voulant éviter le bas du classement en ce début de saison.

Tandis que l'Impact est en expansion et ne jouait que son sixième match dans la MLS, le Toronto FC — en dernière place malgré ses cinq années d'expérience — n'a pas l'excuse du débutant.

Le match retenait l'attention samedi, car Toronto et Montréal s'affrontaient pour la première fois en saison régulière depuis que l'Impact a joint la MLS. Ainsi, quelque 23 000 personnes se sont rendues au Stade olympique samedi pour voir les deux clubs s'affronter.