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07/04/2012 07:09 EDT | Actualisé 07/06/2012 05:12 EDT

Mali: la France reprendra sa coopération civile et militaire dès le retour à l'ordre constitutionnel

PARIS - La France a salué samedi l'accord de sortie de crise conclu la veille entre la junte malienne et les médiateurs de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), qui doit permettre le retour à l'ordre constitutionnel. Dès que celui-ci sera rétabli, Paris promet la reprise de sa coopération "civile et militaire" avec Bamako et se dit aussi prêt à fournir une aide logistique au déploiement de la force régionale de la CEDEAO.

La Constitution malienne prévoit que le président de l'Assemblée nationale assure l'intérim en cas de vacance du pouvoir et forme un gouvernement d'intérim, chargé d'organiser de nouvelles élections. Celles-ci doivent théoriquement se tenir dans les 40 jours, mais l'accord signé vendredi soir précise que ce délai sera sans doute prolongé, en raison de l'insurrection dans le nord du pays.

Cette annonce est survenue quelques heures après la proclamation par les rebelles touaregs du Mouvement national de libération de l'Azaouad (MNLA), qui se sont emparés de tout le nord du pays à la faveur de la confusion créée par le coup d'Etat, de l'indépendance de leur nation. Une confusion qui a également profité à des milices islamistes.

Le ministre français des Affaires étrangères Alain Juppé a réitéré samedi son appel au MNLA à renoncer à sa déclaration unilatérale d'indépendance, assurant le futur gouvernement d'union nationale qu'il pourra compter sur la France "pour travailler au renforcement de l'Etat malien et à la recherche d'une solution politique aux difficultés du Nord-Mali".

Dans un communiqué, M. Juppé précise que le ministre de la Coopération Henri de Raincourt téléphonera ce samedi aux présidents ivoirien Alassane Ouattara et burkinabè Blaise Compaoré "pour faire le point de la situation et échanger sur les prochaines étapes". Il dit soutenir les efforts de la CEDEAO dans "la préparation d'un déploiement de la force régionale en attente, pour laquelle (la France) est prête à fournir une aide logistique". AP

mw/com