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07/04/2012 10:16 EDT | Actualisé 07/06/2012 05:12 EDT

Joyce Banda devient présidente du Malawi, appelle à la réconciliation

La vice-présidente Joyce Banda a été investie samedi présidente du Malawi pour succéder à Bingu wa Mutharika quelques heures après l'annonce de sa mort et a immédiatement appelé à l'unité et à la réconciliation.

"Je veux que nous nous tournions tous vers l'avenir avec espoir et un esprit d'unité. J'espère sincèrement qu'il n'y a pas de place pour la revanche. J'espère sincèrement que nous allons rester unis", a déclaré Mme Banda, une figure de l'opposition que les partisans du défunt président ont voulu empêcher d'accéder au pouvoir.

"Je tiens à remercier sincèrement les Malawites et toutes les personnes vivant au Malawi pour le respect de la loi manifesté par la transition pacifique de la présidence", a-t-elle souligné, sous un tonnerre d'applaudissements.

"Pour l'instant, je demande à la Nation de se concentrer sur le deuil de notre père", Bingu wa Mutharika, avec qui elle a fait équipe pendant six ans avant d'être exclue du parti gouvernemental et d'en devenir une opposante acharnée, a-t-elle souligné.

Mme Banda a noté qu'elle avait auparavant eu "une bonne réunion" avec les membres d'un gouvernement auquel elle avait participé jusqu'en décembre 2010.

"Pour moi, c'était important, parce que c'est le point de départ pour guérir les blessures de cette Nation", a relevé la nouvelle présidente.

Victime d'un infarctus, Bingu wa Mutharika, 78 ans, s'était effondré jeudi au palais présidentiel et avait été transporté inconscient à l'hôpital central de la capitale Lilongwe.

Des sources médicale et gouvernementales avaient annoncé sa mort sous couvert d'anonymat dès vendredi matin, mais les autorités n'ont officialisé la nouvelle que samedi.

Des sources proches du pouvoir avaient indiqué à l'AFP que les dirigeants du parti gouvernemental avaient cherché à écarter la vice-présidente, ce qui expliquerait le long silence des autorités.

Les autorités malawites se sont finalement résignées à transmettre le pouvoir à Mme Banda, conformément à la Constitution, alors que des chancelleries étrangères commençaient à faire pression sur le pays pauvre d'Afrique australe.

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