NOUVELLES
07/04/2012 10:04 EDT | Actualisé 07/06/2012 05:12 EDT

Départ pour Bamako de Dioncounda Traoré, pressenti pour diriger le Mali

Le président de l'Assemblée nationale du Mali, Dioncounda Traoré, qui doit diriger son pays après l'accord signé vendredi entre la junte et la médiation burkinabè pour le transfert du pouvoir à des civils, a quitté Ouagadougou pour Bamako, a-t-on appris de sources aéroportuaires.

"Le président rentre pour mener des consultations afin que la paix s'instaure au Mali", a déclaré à l'AFP son entourage, précisant qu'il s'entretiendra à Bamako "prioritairement" avec le chef de la diplomatie burkinabè, Djibrill Bassolé et le chef de la junte, le capitaine Amadou Sanogo avant d'entamer de "larges consultations avec l'ensemble de la classe politique et la société civile".

Aucune date n'a encore été arrêtée pour l'investiture de M. Traoré comme président de transition du Mali "mais ça doit se faire dans les plus brefs délais", précise son entourage.

Arrivé vendredi dans la nuit en provenance du Niger à bord d'un avion de l'armée nigérienne, M. Traoré a eu plusieurs concertations avec le médiateur de l'Afrique de l'Ouest dans la crise malienne, le chef de l'Etat burkinabè Blaise Compaoré, a indiqué à l'AFP une source proche de la présidence.

M. Compaoré a assuré le président de l'Assemblée nationale du Mali, du soutien "indéfectible" de la région pour une sortie "rapide et sereine" de la crise, a indiqué cette source sous couvert de l'anonymat.

"Le président (Blaise Compaoré) a rencontré Dioncounda Traoré hier (vendredi) à son arrivée pour l'assurer du soutien indéfectible de la Cédéao. Il lui a dit que la Cédéao travaillera exclusivement pour l'unité du Mali par tous les moyens", a déclaré à l'AFP la source.

"Ils se sont revus ce matin et le président (Compaoré) lui a demandé de mener des concertations inclusives en vue de désigner un Premier ministre consensuel pour une sortie rapide et sereine de la crise", a ajouté la source.

"Le président (Compaoré) a dit que le ministre (Djibrill) Bassolé, restera à ses côtés pour mener les consultations en vue de la désignation du Premier ministre et la formation d'un gouvernement d'union nationale pour permettre la sortie de crise", a indiqué cette source.

La junte militaire qui a pris le pouvoir le 22 mars au Mali a signé vendredi avec la Cédéao un "accord-cadre" pour le transfert du pouvoir à un président intérimaire et un gouvernement de transition, en échange d'une amnistie générale des auteurs du coup.

roh/jpc