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05/04/2012 01:36 EDT | Actualisé 05/06/2012 05:12 EDT

Le «navire fantôme» japonais qui dérive dans le Pacifique sera coulé

CP

KODIAK, États-Unis - La garde côtière américaine a détruit jeudi le navire de pêche japonais emporté par le tsunami au Japon l'an dernier, et qui dérivait dans le Pacifique au large de l'Alaska.

En après-midi, un garde-côte a lancé des obus sur le Ryou-Un Maru, un vaisseau de 50 mètres qui flottait à environ 49 mètres des rives. Les autorités craignaient qu'il ne perturbe le trafic maritime dans la région.

Bien qu'un navire canadien eut réclamé le droit de récupérer le navire, un responsable canadien au fait du dossier avait précisé que le «Bernice C», qui mesure 19 mètres de long, était incapable de remorquer le vaisseau japonais de 50 mètres.

Le navire, qui était destiné à la ferraille au moment du tsunami, pourrait contenir environ 7500 litres de carburant.

L'Agence américaine de protection de l'environnement (EPA) et l'Administration américaine pour l'atmosphère et les océans (NOAA) estimaient qu'il était plus sûr de couler le navire et de laisser son carburant se diluer en haute mer.

Le Ryou-Un Maru provient de l'île d'Hokkaido, dans le nord du Japon. Il a été emporté dans l'océan par le tsunami du 11 mars 2011, tout comme cinq millions de tonnes de débris. Les Japonais envisageaient de l'envoyer à la casse avant que le tsunami ne frappe, et ne transportait donc aucune cargaison, selon M. Webb.

En janvier, une demi-douzaine de bouées soupçonnées de provenir d'élevages d'huîtres japonais ont été découvertes près des côtes de l'Alaska. Il pourrait s'agir de débris liés au tsunami.

Le tremblement de terre qui a secoué le Japon a déclenché la pire catastrophe nucléaire depuis l'accident de Tchernobyl en 1986, mais des responsables des départements de la Santé et de l'Environnement de l'Alaska ont indiqué qu'il n'avait pas vraiment lieu de s'inquiéter du risque que les débris touchant terre en Alaska soient contaminés par des radiations.

Ces responsables ont travaillé avec leurs homologues fédéraux pour évaluer le risque que des débris puissent provenir d'une centrale nucléaire endommagée, afin de vérifier si les résidants de l'Alaska, les poissons ou les animaux sauvages pourraient être affectés.