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22/03/2012 01:40 EDT | Actualisé 22/05/2012 05:12 EDT

Procès Stafford: Terri-Lynne McClintic est contre-interrogée jeudi

LONDON, Ont. - Terri-Lynne McClintic, qui dit avoir tué la petite Victoria Stafford, a noirci les pages de son journal intime avec de violentes tirades à propos de violentes agressions à coups de pied dans les côtes, ou de meurtre à coups de marteau.

Dans son témoignage en cour depuis une semaine à London, en Ontario, la femme de 21 ans déclare avoir tué la petite Victoria, âgée de huit ans, revenant ainsi sur la déclaration faite auparavant aux policiers, alors qu'elle identifiait Michael Rafferty comme étant le meurtrier.

Ce dernier a plaidé non coupable à des accusations de meurtre prémédité, d'agression sexuelle causant des lésions corporelles et d'enlèvement. Terri-Lynne McClintic, elle, a déjà plaidé coupable à l'accusation de meurtre prémédité dans cette affaire, et a été condamnée à la prison à vie.

Victoria Stafford a disparu à sa sortie de l'école le 8 avril 2009 à Woodstock, en Ontario. Son corps, partiellement nu et portant de graves marques de violences, a été retrouvé trois mois plus tard dans un champ.

En contre-interrogatoire de Mme McClintic, jeudi, l'avocat de M. Rafferty, Dirk Derstine, l'a questionnée sur des détails de son journal intime qu'il a qualifiés de «profondément dérangeants, d'images horriblement violentes».

L'accusée soutient qu'au moment d'écrire ces lignes, un an ou deux avant la mort de la jeune Victoria, elle utilisait l'écriture afin de se libérer de la rage qui l'habitait.

Me Derstine a rappelé à Mme McClintic qu'elle avait juré sous serment avoir battu un enfant à mort, avant de lui lancer que cela semblait indiquer la présence de problèmes «plus importants que ceux liés à la gestion de la colère».

Mme McClintic a quant à elle admis ne pas être fière de ce qu'elle était à cette époque, une affirmation qu'elle a nuancée en affirmant qu'elle avait subi une transformation en juillet 2008, quand elle a repris contact avec ses émotions.

Elle a ajouté que plusieurs éléments avaient influencé son comportement le jour du meurtre, et qu'elle «n'allait pas pouvoir excuser ce qui est arrivé».

«Je n'essaierai jamais de trouver des excuses pour justifier ce qui est arrivé, mais les choses étaient plus complexes que mes problèmes de maîtrise de la colère, comme vous le dites», a-t-elle répondu à l'avocat de la défense.