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22/03/2012 07:13 EDT | Actualisé 22/05/2012 05:12 EDT

Le projet de base navale dans l'Arctique du gouvernement perd des plumes

L'armée canadienne a discrètement diminué ses projets de base pour la marine dans l'Arctique, qui était présentés par le gouvernement comme une preuve de l'importance des enjeux nordiques.

En février, une lettre indiquant que la construction d'une base navale nordique restait dans les plans, mais que ses «fonctionnalités» seraient réduites. La lettre avait été envoyée par la gouvernement fédéral à l'agence environnementale chargée de superviser le projet Nanisivik, au nord de l'île de Baffin, à l'entrée est du passage du Nord-Ouest.

Les plans initiaux pour la construction d'édifices permanents, dont des ateliers, des sites d'hébergement et des bureaux, ont été abandonnés, tout comme celui d'ériger un centre de traitement des déchets.

Le seul nouvel édifice à l'endroit serait un grand entrepôt non-chauffé.

Les inquiétudes concernant la ligne de rivage et la stabilité du pergélisol ont retardé les plans visant à améliorer le port déjà existant, bâti à la fin des années 1970 pour servir la mine de zinc Nanisivk, maintenant fermée.

Le projet de stocker l'équivalent de deux saisons de carburant à été réduit à une seule saison, réduisant la taille du parc de stockage projeté. De plus, les équipements de communication permanente ne seront pas installés, comme prévu.

La base sera également ouverte seulement l'été. Les visiteurs logeront dans des roulottes installées sur le site, mais la base dépendra de la communauté voisine d'Arctic Bay pour le reste des services.

La lettre, signée par le chargé de projet Rodney Watson, suggère que les changements sont récents.

«Un plan détaillé n'est pas disponible pour le moment, puisque les changements ont été décidés récemment», écrit-il.

Il est impossible de savoir, pour le moment, combien d'argent sera économisé grâce aux changements. Le ministre de la Défense doit réduire son budget d'environ 1,4 milliard dans la prochaine année fiscale.

Le budget initial du projet était de 100 millions $, mais M. Watson avait indiqué à un média, l'année dernière, que la facture avait gonflé à 175 millions $.

La base Nanisivik devait donner à la marine plus de vitesse et de flexibilité pour gérer le nombre croissant de transports dans le passage du Nord-Ouest.