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21/03/2012 04:25 EDT | Actualisé 21/05/2012 05:12 EDT

Les négociations ont repris cette semaine à l'usine Rio Tinto Alcan d'Alma

MONTRÉAL - Après plus de trois mois de lock-out, les négociations ont repris à l'usine Rio Tinto Alcan d'Alma.

Le président du Syndicat des travailleurs de l'aluminium d'Alma (STAA), Marc Maltais, a confirmé mercredi que deux rencontres ont eu lieu cette semaine, lundi et mardi, entre la partie syndicale et la direction de l'usine.

Les rencontres ont été convoquées par les conciliateurs nommés dans le dossier. Une autre rencontre devrait avoir lieu sous peu, mais la date n'a pas encore été déterminée.

M. Maltais a indiqué que les rencontres se sont très bien déroulées et que les échanges ont été respectueux. Il a dit espérer la conclusion d'une entente sous peu.

«On a une usine ultramoderne, qui est la plus profitable du groupe Rio Tinto, il n'y a aucune raison que ce lock-out-là perdure», a-t-il expliqué en entrevue avec La Presse Canadienne.

«Même si le rapport de force semble inéquitable en faveur de Rio Tinto, qui réussit à vendre son électricité à Hydro-Québec, on est persuadé qu'il y a une lumière au bout du tunnel.

«Quand on discute, il y a des chances de régler. Si on ne se parle pas, c'est sûr qu'il n'arrivera rien.»

L'appui exprimé par la population n'est pas étranger au déblocage de la situation, selon le président du STAA.

«Avec tous le support qu'on a de la communauté et des syndicats, je ne doute aucunement de notre victoire», a-t-il dit.

La direction de l'aluminerie Rio Tinto Alcan d'Alma a déclenché le lock-out le 1er janvier dernier. Il n'y avait pas eu de rencontre entre les parties depuis.

M. Maltais a admis que le syndicat n'était pas particulièrement confiant lorsqu'il a été convoqué par les conciliateurs, puisque l'invitation ne venait pas de la direction elle-même. Toutefois, il a estimé qu'autant la direction que le syndicat se sont présentés avec l'esprit ouvert.

Quelque 780 travailleurs sont touchés. Ceux-ci avaient voté en faveur d'un mandat de grève avant que le lock-out ne soit déclenché.

Les négociations achoppent principalement sur la protection des emplois et le recours à la sous-traitance.