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21/03/2012 10:09 EDT | Actualisé 21/05/2012 05:12 EDT

Le déficit de la Grèce rétrécit en janvier et février

ATHÈNES, Grèce - La Grèce devance déjà certains de ses objectifs de réduction de la dette, alors que les données dévoilées mercredi montrent que le déficit budgétaire central pour les deux premiers mois de 2012 a fondu de plus de la moitié comparativement à la même période de l'année précédente.

Le déficit a été de 495 millions d'euros (environ 655 millions $) en janvier et février, a indiqué le ministre des Finances. Il s'agit d'un recul significatif par rapport à l'objectif de 879 millions d'euros inscrit dans le budget, et un déficit plus que deux fois moindre que les 1,1 milliard d'euros pour la même période de 2011.

Ces données ont été publiées quelques heures après que le gouvernement grec eut nommé mercredi le vice-ministre des Finances Philippos Sachinidis au poste de ministre des Finances en remplacement d'Evangelos Venizélos. Celui-ci avait démissionné lundi pour conduire le parti socialiste grec, PASOK, aux élections générales anticipées prévues fin avril ou début mai.

M. Sachinidis, 49 ans, dirigeait depuis deux ans les efforts de réduction des dépenses publiques.

Par ailleurs, les députés grecs ont approuvé tôt mercredi le nouveau plan d'aide international qui verra la Grèce recevoir 172 milliards d'euros au cours des prochaines années. Ce montant inclut le second plan d'aide de 130 milliards d'euros octroyé par la zone euro et le Fonds monétaire international, et la partie du premier plan de 110 milliards accordé en mai 2010 non encore été versée.

Athènes a reçu lundi une tranche de 5,9 milliards d'euros des pays de la zone euro et une autre mardi de 1,6 milliard d'euros du FMI. En contrepartie du plan d'aide, la Grèce a dû accepter de sévères mesures d'austérité alors que son économie est en récession depuis cinq ans.

Les hôpitaux publics étaient en proie à des perturbations mercredi en raison d'un mouvement social contre les mesures d'austérité. Dans l'agglomération d'Athènes, les personnels hospitaliers ont cessé le travail pendant trois heures et manifesté dans le centre de la capitale.

Des médecins hospitaliers observaient également une grève perlée pour réclamer le paiement d'heures supplémentaires, qui selon eux ne sont plus payées depuis quatre mois.