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21/03/2012 03:45 EDT | Actualisé 21/05/2012 05:12 EDT

Aucun réseau américain ne présentera Bute-Froch... pour l'instant

MONTRÉAL - Si le réseau Showtime a accepté que Lucian Bute puisse livrer ce combat à Carl Froch même si le Montréalais d'adoption doit encore un combat au géant américain, ce dernier n'est pas intéressé par l'événement.

Le promoteur du tournoi Super Six, auquel a pourtant participé l'Anglais, aurait préféré que Bute affronte Andre Ward, vainqueur de la compétition, ou Bernard Hopkins. Comme on le sait, Ward a refusé d'affronter Bute et le Roumain n'était pas intéressé par un combat face à Hopkins, qui se bat chez les mi-lourds.

Ce qui fait que pour l'instant, ce combat ne sera pas présenté aux États-Unis. Les copromoteurs de l'événement, Eddie Hearn et InterBox, ne semblent pas inquiétés par cette situation.

«C'est davantage une partie de l'organisation qui intéresse Jean (Bédard, président d'InterBox), mais je suis certain que plus la date du combat va approcher, plus nous aurons des offres», a indiqué Hearn, qui croit pouvoir vendre le combat dans 20 à 30 pays.

Pour sa part, Bédard a déjà indiqué avoir reçu des offres, mais pas de HBO, grand rival de Showtime.

«C'est dommage, car ça risque d'être l'un des meilleurs combats cette année. Même si HBO aime beaucoup, beaucoup ce combat, c'est un peu délicat, puisque l'ancien grand patron de Showtime Sports, Ken Herschman, est maintenant le grand patron de HBO Sports. Alors ce serait un peu vu comme du maraudage.

«On a été quelque peu pris dans ce mauvais 'timing', mais l'important, c'est qu'aujourd'hui on a un combat entre deux gars qui veulent se battre et qu'il y a de l'intérêt pour ce combat partout à travers le monde.»

Ce combat pourrait bien en attirer un autre. Froch a un peu vendu la mèche en déclarant qu'il avait hâte de revenir à Montréal plus tard cette année pour le combat revanche. On ne s'est pas caché, du côté du clan Bute, pour confirmer cette clause au contrat.

«C'est normal, a dit Bute. Jean Bédard est bon dans ses négociations. Une malchance, ça peut arriver à la boxe et on s'est préparé. Ce sont nous les champions et nous nous sommes protégés avec cette clause. J'espère ne pas avoir à m'en servir, que je gagnerai clairement le premier combat et qu'un deuxième ne sera pas nécessaire.»