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19/03/2012 08:38 EDT | Actualisé 19/05/2012 05:12 EDT

Le mouvement Occupons Wall Street propose la tenue d'une grève d'un jour en mai

NEW YORK, États-Unis - Des militants du mouvement Occupons Wall Street ont demandé à leurs partisans de ne pas entrer au travail le 1er mai pour protester contre ce qu'ils qualifient de brutalité policière lors des arrestations de 73 personnes à New York en fin de semaine.

Plusieurs dizaines de militants se sont joints à des membres du conseil municipal de New York pour une conférence de presse au parc Zuccotti, lundi, pour dénoncer les tactiques policières.

Samedi, la police a procédé à des arrestations après que des partisans se sont réunis dans le parc pour souligner les six mois d'existence du mouvement.

Les organisateurs d'Occupons se mobilisent depuis plusieurs mois et dans plusieurs régions du pays afin de mettre sur pied une journée de grève en mai. Ils encouragent les citoyens à ne pas se présenter au travail ni à l'école, et de ne pas dépenser d'argent.

À New York, une coalition composée de syndicats et de groupes des droits des travailleurs prévoit tenir une marche de solidarité dans la ville.

Présent à la conférence de presse de lundi, le conseiller municipal Ydanis Rodriguez, un démocrate de Manhattan, a décrié les actions policières et proposé que le conseil municipal créé une «Charte des droits des manifestants», afin d'instaurer des droits fondamentaux.

«Je suis ici aujourd'hui parce que samedi soir, j'ai vu le service de police de New York utiliser une force excessive et brutale pour arrêter des gens qui manifestaient de façon pacifique», a affirmé M. Rodriguez lors de la conférence de presse.

«Nous demandons au maire (Michael) Bloomberg et au commissaire (Raymond) Kelly de se battre pour nos droits constitutionnels avec autant de vigueur qu'ils combattent le terrorisme.»

Le maire Bloomberg a répliqué que les membres du service de police de New York avaient respecté les droits des manifestants.

«Ce service de police sait comment contrôler les foules sans faire usage de force abusive», a affirmé le maire. «Il vous permet de manifester sans que ça dégénère.»