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19/03/2012 06:58 EDT | Actualisé 19/05/2012 05:12 EDT

L'Aberta cherchera à s'améliorer avec une étude sur l'incendie de Slave Lake

EDMONTON - L'Alberta entamera un examen officiel de la façon dont la province a réagi à l'incendie, survenu en mai dernier, qui a détruit une large portion de la ville de Slave Lake.

La firme de consultants KPMG rencontrera les premiers répondants qui ont géré l'évacuation et certain des 7000 résidants qui ont dû fuir leurs domiciles.

Au dire du porte-parole du ministère des Affaires municipales Jerry Ward, cet examen se concentrera sur l'obtention de commentaires et d'informations de la part des membres des services d'urgence, et ce afin de les préparer à la saison des feux de forêt de 2012, qui est déjà en cours.

Plus tard, au cours du printemps, le gouvernement rencontrera des résidants pour obtenir leur avis sur la gestion de la catastrophe pour connaître les points à améliorer, autant en termes de réaction et d'efforts de secours à court terme, a-t-il ajouté.

Toutes les entrevues seront effectuées sur une base volontaire, a mentionné M. Ward

KPMG devra soumettre un rapport intérimaire d'ici le 15 mai, date d'anniversaire du sinistre qui a détruit 400 demeures et causé plus de 700 millions $ en dommages.

Un rapport final, agrémenté de recommandations, doit être présenté au ministère avant l'automne.

Pour M. Ward, l'examen ne vise pas à blâmer quelqu'un ou trouver des responsables aux yeux de la loi, mais plutôt de déterminer ce que le gouvernement peut mieux faire à l'avenir.

Cette procédure est distincte d'une autre étude gouvernementale actuellement en cours, et se penchant sur les conditions qui ont mené à l'incendie, et sur la manière dont il a été combattu. Ce rapport doit être publié au printemps.

Une hypothèse veut qu'un pyromane ait déclenché le feu qui a jeté 2000 personnes à la rue, mais aucune arrestation n'a été effectuée.

Certains résidants se sont plaints, à la suite du sinistre, de ne pas avoir reçu assez de temps pour se préparer à partir. Ceux qui ont quitté par leurs propres moyens ont dû faire demi-tour lorsque les routes ont été fermées.

Les municipalités sont responsables d'ordonner les évacuations, mais dépendent des informations et des mises à jour sur les incendies transmises par la province.