NOUVELLES
19/03/2012 12:02 EDT | Actualisé 19/05/2012 05:12 EDT

La Banque de Grèce table sur 4,5 pour cent de récession en 2012

ATHÈNES, Grèce - La Banque de Grèce estime que le produit intérieur brut (PIB) du pays devrait se contracter de 4,5 pour cent en 2012 et que la récession se poursuivra en 2013 malgré une amélioration.

Le chômage devrait se maintenir au-dessus des 19 pour cent de la population active cette année, précise la banque centrale dans son rapport annuel publié lundi. Le pays traverse sa cinquième année consécutive de récession.

La Grèce, qui a bénéficié en mai 2010 d'un plan de sauvetage pluriannuel de 110 milliards d'euros de la zone euro et du Fonds monétaire international (FMI) en mai 2010 (dont 42,7 milliards encore à verser), a obtenu le déblocage la semaine dernière d'un second prêt de 130 milliards étalé jusqu'en 2016 et assorti d'une décote de plus de la moitié de la valeur des obligations grecques détenues par des créanciers privés comme les banques, assurances et fonds d'investissement.

Ces mesures lui permettront d'éviter la défaillance désordonnée à l'échéance de 14,5 milliards d'euros d'obligations au 20 mars. Une faillite aurait risqué de déstabiliser encore davantage la zone euro et d'avoir des répercussions sur le système financier mondial.

Sur le plan politique, le ministre des Finances, Evangelos Venizelos, a remis sa démission au président, lundi, au lendemain de sa désignation à la tête du Parti socialiste, le PASOK, actuellement majoritaire, qu'il conduira aux élections générales anticipées prévues fin avril ou début mai. Il succède à l'ancien premier ministre Georges Papandréou, contraint à la démission en novembre dernier pour laisser la place à un gouvernement intérimaire de coalition chargé de diriger le pays dans la crise.

M. Venizelos a joué un rôle crucial dans les mois de négociations du second plan de sauvetage. On ignore qui le remplacera au gouvernement de Lucas Papadémos.

Le PASOK avait remporté une victoire écrasante en 2009 mais les mesures d'austérité drastique prises par le gouvernement Papandréou pour réduire la dette accablante de la Grèce ont fait chuter sa cote de popularité jusqu'à 11 pour cent, sur fond de grèves à répétition et de manifestations contre les coupes budgétaires qui ont plusieurs fois dégénéré dans la violence.