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19/03/2012 09:56 EDT | Actualisé 19/05/2012 05:12 EDT

Des attaques contre des symboles religieux en Tunisie sont fortement décriées

TUNIS, Tunisie - Le gouvernement tunisien a condamné lundi la profanation du livre saint musulman et les attaques contre des mosquées, les qualifiant de tentatives pour semer la discorde dans la société.

Jeudi, dans la ville de Ben Guerdane près de la frontière libyenne, deux mosquées ont été vandalisées et des Corans endommagés à l'intérieur. Vendredi, une étoile de David, un symbole du judaïsme, a été peinturée à la bombe sur la mosquée Al-Fath dans la capitale, Tunis.

Aucune information n'est disponible sur l'identité des responsables des attaques, mais ces dernières surviennent à un moment de regain de tensions entre les éléments religieux et laïcs de la société.

Depuis le renversement, il y a un an, de la dictature lors d'une révolte populaire, le sentiment religieux s'est accru, avec entre autres des manifestations remarquées de musulmans ultraconservateurs salafistes demandant plus de piété au sein de la société.

Ces salafistes se sont souvent heurtés, parfois violemment, aux groupes laïcs et de gauche, et la crainte est que ces récentes attaques fassent partie de ce conflit.

Tous les groupes, incluant les gauchistes du Parti démocrate progressiste, dans l'opposition, ont cependant condamnés les incidents.

Lundi, le ministère des Affaires religieuses a pressé les forces de sécurité de découvrir l'identité des personnes impliquées dans les plus récentes attaques, et a déclaré que le 23 mars serait la journée nationale du Coran.

Adnan Mancer, le porte-parole présidentiel, a fait part de son inquiétude et de sa «consternation» à propos des violations répétées des symboles sacrés, ainsi que des symboles d'«unité nationale».

Les 10 millions de Tunisiens sont pratiquement tous musulmans. On trouve également 1500 juifs dans le pays, et un petit nombre de chrétiens.