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17/03/2012 10:09 EDT | Actualisé 17/05/2012 05:12 EDT

Les Islanders viennent à bout du Canadien 3-2 en tirs de barrage

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MONTRÉAL - L'affrontement de samedi entre les Islanders de New York et le Canadien, pour l'obtention de la 14e place dans l'Est, a été à la hauteur des espérances, c'est à dire peu relevé. Les Islanders ont été les moins pires, en l'emportant 3-2 en tirs de barrage. Le Tricolore a tout de même étiré à six sa séquence de matchs avec au moins un point de classement.

Josh Bailey, le sixième tireur des visiteurs, a tranché le débat face à Peter Budaj. Tout juste avant lui, Andrei Markov a loupé sa chance.

Les deux équipes totalisent maintenant 69 points, mais les Islanders ont un match en main.

«C'était notre troisième match en quatre soirs et nous avons trouvé une façon de récolter au moins un point dans chacun d'entre eux. Je suis satisfait de l'effort déployé», a commenté l'entraîneur Randy Cunneyworth.

«Il n'y a pas de rencontres faciles, nous avons lutté vaillamment, a continué l'entraîneur. Nous avons rivalisé avec les Islanders sur les plans de la vitesse et de la créativité. Au bout du compte, on a dû régler l'affaire en tirs de barrage.»

«C'était notre deuxième match en deux soirs et nous étions privés d'éléments importants, a-t-il résumé. Le niveau d'énergie était plus bas vers la fin. Les Islanders, eux, nous attendaient bien sagement à Montréal.»

Sur la tribune de presse, Kevin Lowe n'a pas dû être très impressionné par ce qu'il a vu. Le président des Oilers d'Edmonton a assisté au duel à titre d'un des sélectionneurs de l'équipe canadienne qui participera aux prochains Championnats du monde, en Finlande.

Mark Streit et Frans Nielsen ont été les marqueurs des «Insulaires» (29-32-11) en temps réglementaire.

Aaron Palushaj, son premier dans la LNH, et Louis Leblanc, son quatrième, ont founi la réplique du CH (28-32-13).

«Le match marquait le premier anniversaire de mes débuts dans la Ligue nationale ici même, il y a un an, a souligné Palushaj. De marquer ce premier but dans l'uniforme du Canadien, je ne peux pas le décrire avec des mots.»

Peter Budaj et Al Montoya ont été occupés. Le gardien du Canadien a été confronté à 38 tirs, et Montoya à 31.

Premier de Palushaj

Bien jouer sans la rondelle n'a pas été une priorité en première période. C'était prévisible qu'on mette l'accent sur l'attaque, compte tenu que les deux équipes n'ont plus rien à gagner cette saison. Ç'aurait facilement pu être 2-2 à la fin de l'engagement. C'était plutôt 1-0 CH.

Palushaj a réussi son premier en 32 matchs dans la LNH, à 2:53, profitant du bel effort de Petteri Nokelainen le long de la bande. Palushaj y est allé d'un revers décoché d'un angle restreint, qui a fait mal paraître Montoya.

Plus tard, Budaj a réalisé son plus bel arrêt face à Bailey, qui venait de se moquer du défenseur Yannick Weber. La feinte de Bailey était irrésistible, mais le gardien slovaque a étiré la jambière gauche au bon moment.

Matt Martin et Ryan White, qui célébrait son 24e anniversaire de naissance, ont par la suite engagé le combat. White a eu le dernier mot en renversant son adversaire sur la glace.

Avance perdue

Le jeu n'a pas été plus structuré en deuxième, mais le Canadien a été plus mauvais. Entre autres choses, le duo de défenseurs formé de Weber et de Chris Campoli a peiné dans sa zone.

À force de lancer — 18 fois dans la période — les visiteurs ont marqué deux buts pour prendre l'avance.

Streit a créé l'égalité à 2:00 en supériorité numérique, au terme d'une montée d'un bout à l'autre de la patinoire. Le défenseur suisse a profité d'un beau bloc de Matt Moulson contre White à la ligne bleue du Tricolore pour se faufiler jusqu'au but.

S'amenant avec Bailey à sa gauche, Nielsen a fait 2-1 à 16:05, à l'aide d'un tir des poignets vif qui a mystifié Budaj.

Tôt en troisième, à 3:38, Leblanc a créé l'impasse d'un revers haut en provenance de l'enclave, après avoir saisi la belle passe de P.K. Subban.

On a par la suite resserré le jeu de quelques crans en défense. Ça s'est animé de nouveau en prolongation. Markov a raté une belle occasion en supériorité, en amorce, après s'être avancé à la droite du but.

Markov a connu son match le plus occupé avec 21:49 de temps d'utilisation.

Cunneyworth a répondu à la blague que la blessure au haut du corps qui lui a fait rater le match de vendredi n'était plus qu'un mauvais souvenir.