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22/02/2012 09:48 EST | Actualisé 23/04/2012 05:12 EDT

Rogers hausse son dividende de 11 % et affiche un bénéfice en hausse

MONTRÉAL - Rogers Communications (TSX:RCI.B) a apprécié mercredi son dividende de 11 pour cent après avoir affiché un bénéfice en hausse pour son quatrième trimestre, une période que le géant des télécommunications a qualifié d'intensément concurrentielle pour l'industrie.

«Ces résultats témoignent clairement de la vigueur de notre combinaison d'actifs ainsi que de ce que nous voyons comme la poursuite d'une période extrêmement concurrentielle pour le marché», a affirmé le chef de la direction Nadir Mohamed lors d'une conférence téléphonique avec des analystes.

Rogers a rendu à ses actionnaires 564 millions $ en argent au quatrième trimestre, par l'entremise de dividendes et de rachats d'actions, a noté M. Mohamed, ce qui représente une hausse de six pour cent par rapport au quatrième trimestre de l'année précédente.

Rogers fait passer son dividende trimestriel à 39,5 cents par action. La société a en outre annoncé qu'elle renouvelait son programme de rachat d'actions de jusqu'à un milliard $ pour 2012, ce qui représente 10 pour cent de ses titres de catégorie B.

«Nous avons l'intention de continuer à rendre des montants d'argent significatifs aux actionnaires en 2012», a-t-il précisé.

Pendant ce temps, les résultats financiers du plus récent trimestre de la société torontoise ont facilement surpassé les attentes des analystes.

Le bénéfice net de Rogers s'est établi à 327 millions $ pour le trimestre terminé le 31 décembre, soit 61 cents par action, ce qui représente une hausse de huit pour cent par rapport à celui de 302 millions $, ou 50 cents par action, affiché pour la même période un an plus tôt.

Les revenus d'exploitation ont grimpé à 3,18 milliards $, contre 3,14 milliards $ US l'année précédente.

En excluant les éléments non récurrents et les impôts, le bénéfice de Rogers s'est établi à 372 millions $, soit 70 cents par action, en hausse comparativement à celui de 338 millions $, ou 60 cents par action, un an plus tôt.

Ce bénéfice ajusté s'est avéré supérieur à celui de 67 cents par action attendu en moyenne par les analystes interrogés par Thomson Reuters. Ces derniers misaient par ailleurs sur des revenus supérieurs, de 3,2 milliards $.

Rogers a accueilli au sein de sa division sans fil quelque 42 000 abonnés aux services postpayés, en données nettes. Ceux-ci ont généralement signé des contrats de trois ans avec des téléphones intelligents comme le iPhone d'Apple, les BlackBerry de Research In Motion ou des appareils utilisant le système Android de Google.

En comparaison, Telus (TSX:T) a annoncé un ajout net de 148 000 abonnés aux services postpayés et Bell (TSX:BCE) en a ajouté 132 000 au même trimestre.

Selon M. Mohamed, Rogers a été limité par des stocks limités d'appareils iPhone 4S au cours du trimestre et la société a connu un taux de désabonnement plus élevé.

Rogers a déjà indiqué que sa priorité était d'améliorer l'expérience des téléphones intelligents pour les clients existants afin d'éviter qu'ils décident d'aller chez un concurrent de l'industrie sans fil.

M. Mohamed a cependant fait remarquer que Rogers avait activé un nombre record de téléphones intelligents, soit plus de 790 000, au cours du trimestre, une hausse de 25 pour cent par rapport à la même période un an plus tôt.

Quelque 56 pour cent des abonnés sans fil de Rogers ont maintenant un téléphone intelligent, a noté le chef de la direction.

Les revenus tirés des données sans fil, qui permettent aux consommateurs de lire leurs courriels, d'envoyer des messages textes et de regarder des vidéos, représentent maintenant 37 pour cent des revenus du réseau, en hausse par rapport à 31 pour cent à pareille période l'année précédente.

«Nous avons continué à mettre de l'avant notre stratégie de données sans fil avec vigueur, même si nous sommes dans un environnement intensément concurrentiel», a indiqué M. Mohamed aux analystes.

Les revenus des activités de câblodistribution et de médias ont tous deux avancé de trois pour cent.

Le bénéfice d'exploitation s'est accru de 83 pour cent dans le segment des médias, et de huit pour cent dans celui de la câblodistribution, mais cela a été annulé par un déclin de cinq pour cent dans les activités du sans-fil, essentiellement en raison des forts coûts associés au haut niveau d'activation de nouveaux téléphones intelligents et aux ventes de iPhones.

Pour l'ensemble de l'exercice 2011, Rogers a engrangé un bénéfice net de 1,56 milliard $, en hausse de quatre pour cent par rapport à l'année précédente. Les revenus d'exploitation annuels ont progressé de deux pour cent à 12,43 milliards $.

Rogers Communications est le plus grand câblodistributeur, un important éditeur de magazine, un diffuseur de télévision et de radio, en plus d'être le propriétaire de l'équipe de baseball professionnel de Toronto, les Blue Jays.

L'action de Rogers a pris mercredi 38 cents à la Bourse de Toronto, où elle a clôturé à 38,15 $.