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22/02/2012 09:21 EST | Actualisé 23/04/2012 05:12 EDT

Enquête sur un réseau de prostitution: DSK ressort libre de sa garde à vue

LILLE, France - Après une trentaine d'heures de garde à vue à Lille dans le cadre d'une enquête sur un réseau de prostitution, Dominique Strauss-Kahn est ressorti libre mercredi après-midi, a-t-on appris de source judiciaire.

L'ancien directeur du Fonds monétaire international devrait être convoqué en mars par les trois juges d'instruction de Lille, qui décideront alors d'une éventuelle mise en examen.

Placé en garde à vue mardi matin, M. Strauss-Kahn a été interrogé à plusieurs reprises par les enquêteurs de la Direction interrégionale de police judiciaire (DIPJ) de Lille dans une ancienne caserne de gendarmerie.

Assisté par son avocate, Dominique Strauss-Kahn a dû s'expliquer sur des soupçons de «complicité de proxénétisme aggravé en bande organisée» et de «recel d'abus de biens sociaux» dans l'enquête sur un réseau de prostitution opérant dans des hôtels de Lille et de Paris. Des infractions graves qui auraient permis aux enquêteurs de l'interroger durant 96 heures, s'ils l'avaient estimé nécessaire.

M. Strauss-Kahn est «parfaitement satisfait d'avoir été entendu», a rapporté son avocate, Me Frédérique Beaulieu, à l'issue de sa garde à vue. Son client a été entendu dans des conditions qui ont été «d'une grande sérénité», a-t-elle dit. «Il a répondu à l'intégralité des questions que les services de police ont considéré devoir lui poser. Il y a eu un certain nombre d'auditions qui ont été très complètes.»

«Le fait qu'il ressorte libre est une très bonne chose», a ajouté l'avocate, jugeant «normal qu'il ressorte libre dès lors qu'il s'est complètement expliqué».

Les policiers cherchaient à éclaircir les conditions dans lesquelles Dominique Strauss-Kahn aurait rencontré des prostituées à Paris, mais également à Washington, en 2010 et 2011. Selon des sources proches de l'enquête, plusieurs d'entre elles ont affirmé aux enquêteurs avoir eu des relations sexuelles avec lui à l'hôtel Murano de Paris, dans un restaurant chic du XVIe arrondissement et à Washington.

Ces femmes auraient été rémunérées par Fabrice Paszkowski, gérant d'une entreprise de matériel médical et membre d'un club de réflexion favorable à M. Strauss-Kahn, et par l’homme d’affaires David Roquet. Tous deux ont été récemment placés sous contrôle judiciaire.