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19/02/2012 10:21 EST | Actualisé 20/04/2012 05:12 EDT

Martin Brodeur et les Devils ont réussi à faire mal paraître le Canadien

MONTRÉAL - «À ce stade-ci de la saison, il n'y a pas de match facile. Et ce soir, il n'y avait aucune présence sur la glace qui était facile.»

C'est de cette manière que Randy Cunneyworth a résumé la défaite de 3-1 du Canadien aux mains de Martin Brodeur et des Devils du New Jersey, dimanche. Une façon de rendre hommage à l'efficacité des visiteurs.

De leur côté, Josh Gorges et Mathieu Darche ont déploré la performance décevante du CH — «On les a trop regardés jouer», a dit le défenseur, tandis que Darche a fait écho à son entraîneur en affirmant qu'«il faut être meilleurs que ça». Sauf qu'il faut aussi reconnaître que la solide prestation des Devils a largement contribué à faire mal paraître les joueurs du Tricolore.

Une prestation donnée à Montréal, d'ailleurs, dans le patelin du gardien vedette de la formation du New Jersey.

«Je dois donner crédit à mes joueurs», a affirmé Brodeur, qui a maintenant une fiche à vie de 43-18-5 contre le Tricolore. «Ils savent qu'ici, ça me tient à coeur. Peut-être que c'est à cause du montant d'argent que j'offre au tableau, dans le fond! Mais ils jouent toujours à fond pour moi, ici.

«(Le Centre Bell) est un endroit plaisant où jouer. Il y a toujours des amis qui viennent me voir, alors de réussir à bien jouer dans ce contexte-là, c'est assurément ce que j'espère réussir à chaque fois que me je présente à Montréal, a ajouté le vétéran gardien de Saint-Léonard. Je crois d'ailleurs que tout le monde adore jouer au Canada. C'est plaisant, même si ce n'est pas nous que la foule encourage, parce que ça donne une bonne atmosphère. Tout le monde est motivé pour ce genre de match.»

Les bonnes performances, les Devils les alignent depuis un bon moment, et pas seulement à Montréal. Leur fiche de 8-1-2 à leurs 11 plus récents matchs leur permet non seulement d'aspirer à une place en séries, mais aussi d'espérer obtenir l'avantage de la patinoire au premier tour éliminatoire.

«Les récents résultats sont bien mérités. Les gars travaillent très fort, ils jouent avec beaucoup de passion à chaque match, a expliqué Brodeur. Les gars bloquent des tirs, ils y vont de deuxièmes efforts. On est content d'avoir progressé autant au classement, mais on veut continuer de bien jouer et d'avancer. Pour ça, il faut continuer de peaufiner notre système, essayer de le respecter de la manière la plus parfaite possible.»

Au mauvais moment

Performance parfaite des Devils ou pas, reste que le Canadien a laissé échapper, dimanche, une occasion de s'approcher à quatre points du huitième rang dans l'Est. Comme l'a souligné Gorges — et Cunneyworth aussi, d'ailleurs —, les joueurs montréalais n'ont pas choisi le meilleur moment, donc, pour céder aux affres de la fatigue.

«C'est ce qui est frustrant, a souligné Gorges. On jouait du bon hockey et on avait amorcé une belle poussée, mais voilà que l'effort fourni ne s'est pas avéré suffisant pour qu'on puisse espérer l'emporter.»

«On n'a pas relevé le défi, a noté Darche. On a accordé deux buts en fin de période, puis a on remis ça à 2-1, et ensuite on a commis deux erreurs pendant la même présence qui a résulté en un but. Que leurs buts aient été marqués au moyen de déviations ou pas, on a couru après en passant autant de temps dans notre propre zone. Ça nous a fait mal.»

«À ce stade-ci de la saison, on ne peut pas se permettre de prendre la moindre présence sur la glace à la légère. Mais c'est ce qui arrivé ce soir, et ç'a fait la différence», a expliqué Max Pacioretty, qui a reconnu que la nervosité a peut-être recommencé à gagner certains joueurs depuis que le club montréalais s'est remis dans la course pour une place en séries. «Mais ce n'est pas une excuse, ça devrait au contraire nous motiver encore plus.»

«Peut-être qu'il y a des jeunes dans la formation qui sont un peu nerveux, a reconnu Carey Price. Mais il ne faut pas avoir cette mentalité. Il faut savoir batailler et en faire abstraction. Tu ne peux pas te laisser gagner par la nervosité à ce stade-ci de la saison. Il faut juste produire. L'enjeu est trop important pour que la nervosité soit un facteur.»