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19/02/2012 12:03 EST | Actualisé 20/04/2012 05:12 EDT

Marseille: les militants ravis et rassurés par "le nouveau Sarko"

Ils ont ri, ils ont plaisanté, ils ont beaucoup applaudi en scandant "Nicolas! Nicolas!". Ils se sont aussi rassurés: les nombreux militants qui se sont massés dimanche au Parc Chanot à Marseille ont répondu présent pour le premier grand meeting du président-candidat Nicolas Sarkozy.

Près de 7.000 personnes s'étaient rassemblées dans le hall 1, une salle de 6.500m2, qui a très vite affiché complet en début d'après-midi, tandis que 5.000 à 6.000 autres militants ou sympathisants, présents sur l'esplanade de la Foire, n'ont pu hélas accéder à l'intérieur. Ils ont dû suivre le discours sur écran vidéo.

A l'intérieur, trois écrans géants sur fond bleu pour toute décoration avaient été dressés, avec le slogan phare de Nicolas Sarkozy: "La France forte", un éclairage bleu-blanc-rouge discret et une musique conçue pour l'occasion. Avec 11.000 inscrits pour le meeting, l'ex-ministre et député UMP Renaud Muselier ne cachait pas son enthousiasme: "C'est le signe qu'on a envie d'y aller".

Mot d'ordre de l'UMP: ni banderole ni affiche. Seul le port du T-shirt blanc barré de la mention "Les jeunes avec Nicolas Sarkozy " était vivement recommandé. Des drapeaux tricolores par centaines ont en revanche rythmé le discours du président.

Une quinzaine de bus de militants avaient fait le voyage depuis le Vaucluse. Aux premiers rangs, les ministres, mais aussi les députés de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur, le chanteur Didier Barbelivien ou encore Carla Bruni, l'épouse de Nicolas Sarkozy, qui a écouté le discours de son président de mari en le dévisageant du regard, les mains jointes.

"Je suis venue pour le soutenir et pour assurer la continuité de son programme de 2007. Je pense que c'est le meilleur candidat pour la France", confiait Dominique, une militante UMP de 48 ans "encartée" depuis 2002. René, 62 ans, ne cachait pas sa joie: "J'étais là en 2007. Je vous assure, il y avait beaucoup moins de monde qu'aujourd'hui!". La plupart des sympathisants ont pris des photos, certains ont même versé une larme, quand Nicolas Sarkozy a parlé.

"Vérité", "courage", "respect de l'autorité", "responsabilité" ou encore "droits et devoirs" de chacun, même au plus haut niveau de l'Etat. Le discours du président-candidat a été interrompu par des "Bravo! Bravo!", et si le nom de son principal adversaire n'a jamais été cité par Nicolas Sarkozy, certains militants l'ont fait pour lui dans la salle quand il a critiqué le programme de la gauche. "Hollande, c'est le ravi de la crèche!", a-t-on entendu.

"Vous verrez, (Sarkozy) n'est jamais aussi bon que lorsqu'il a le dos au mur!", assurait Jean-Marc, 53 ans. A la fin du discours, le public a entonné une "Marseillaise", puis a scandé: "On va gagner!". "Bon, ça va. Tout s'est bien passé. Y a pas eu d'attentat!", soufflait une dame âgée, qui voulait se faire une idée du "nouveau Sarkozy". Un meeting, dont la location de la salle aurait coûté 130.000 euros et qui a drainé des militants de toute la région PACA, ainsi que de l'Hérault, de la Drôme, de l'Ardèche et du Gard.

Le président-candidat a compté dimanche sur la force de Marseille, la seule grande ville de France détenue par la droite, où il avait recueilli plus de 56% des suffrages au second tour en 2007, même si à Marseille, 28% de la population vit au-dessous du seuil de pauvreté. La majorité présidentielle compte en outre 12 députés sur 16 dans le département des Bouches-du-Rhône, ainsi que sur la capacité mobilisatrice de sa fédération UMP, l'une des plus grosses de France. AP

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